Réinformation sur la question juive

Quand on étudie sérieusement et attentivement l’histoire des Juifs des origines à nos jours et la place qu’ils ont occupée dans les diverses sociétés où ils ont été accueillis, on est effaré du fossé béant que la propagande et l’ignorance ont creusé entre le mythe et la réalité. Voici dix propositions pour contribuer à l’indispensable réinformation sur la question juive. Mon analyse est strictement objective. Elle s’appuie uniquement sur les faits. Elle relève du jugement de connaissance et non du jugement de valeur.

Certaines de mes formules sont provocantes, et cela dans un but pédagogique, parce que la provocation conduit à la réflexion, mais on pourra vérifier qu’elles sont essentiellement vraies. Nous dirons donc ceci : le judaïsme n’est pas le judaïsme ; les Juifs ne sont pas juifs ; l’hébreu n’est pas de l’hébreu ; l’antisémitisme n’est pas de l’antisémitisme

Nous montrerons encore ceci : le judéo-christianisme est un mythe ; le judaïsme est une religion raciste ; les Juifs ne sont pas d’une essence supérieure ; les Juifs sont des immigrés comme les autres ; Dreyfus était coupable et l’affaire Dreyfus fut un complot juif ; enfin, il y a une religion de la Choah.

  1. Le judaïsme n’est pas le judaïsme.

Le judaïsme actuel est celui des pharisiens dont parle l’Évangile. Il a rompu avec le judaïsme sacerdotal de l’Ancien Testament.

À l’époque du Christ, le judaïsme était divisé en trois mouvements ou sectes (terme neutre au sens de l’histoire des religions), selon les témoignages concordants et indépendants de trois auteurs importants du premier siècle de l’ère chrétienne, deux Juifs, Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, et un Romain, Pline l’ancien. C’étaient les sadducéens, les pharisiens et les esséniens.

Primo, le judaïsme sacerdotal, celui des sadducéens, qui, comme son nom l’indique, reposait sur le sacerdoce, donc sur un corps de prêtres, lesquels offraient le sacrifice à Yahvé au temple de Jérusalem. Leur doctrine était fondée exclusivement sur la Torah, c’est-à-dire les cinq livres du Pentateuque. Le judaïsme sacerdotal a été évincé et éliminé par le judaïsme pharisaïque après la destruction du temple de Jérusalem par Titus en 70 après Jésus-Christ.

Secundo, donc, le judaïsme pharisaïque, celui des pharisiens. Ceux-ci ajoutaient à la Torah les livres des Prophètes et les autres Écrits dont l’ensemble constitue la Bible hébraïque, l’Ancien Testament des chrétiens, mais surtout ils prétendaient détenir une tradition orale remontant à Moïse, laquelle était selon eux supérieure à la tradition écrite consignée dans la Bible.

Tertio, le judaïsme des esséniens. On le connaît mieux depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte en 1947 et les analyses magistrales d’André Dupont-Sommer. L’essénisme, qui prônait l’ascétisme et pratiquait le monachisme, qui professait une morale de la charité et anathématisait tout autant les sadducéens que les pharisiens, préfigurait le christianisme et lui a transmis une grande partie de sa foi et de sa morale par l’intermédiaire de saint Jean Baptiste. Celui-ci, « le plus grand des prophètes » selon Jésus, l’a baptisé dans les eaux du Jourdain. L’Évangile selon saint Matthieu fait de Jean Baptiste le portrait-robot d’un saint essénien.

À vrai dire Flavius Josèphe a ajouté une quatrième secte, les zélotes, mais ceux-ci n’en étaient pas vraiment une, ils étaient un mouvement politique. Ils étaient en réalité le bras armé des pharisiens, dont ils suivaient la doctrine, et ce sont eux qui ont liquidé les sadducéens, tenus pour des collaborateurs des Romains, lors de la révolte sanglante qui a conduit à la destruction du temple de Jérusalem par le général romain Titus, fils de l’empereur Vespasien et futur empereur, en l’an 70. Flavius Josèphe les a dissociés artificiellement des pharisiens dans un but de propagande pour occulter la responsabilité qu’avaient ces derniers dans la révolte contre Rome.

Le judaïsme apostolique, celui des apôtres qui entouraient Jésus de Nazareth, le Christ, était une quatrième « secte », qui a pris la suite de celle des esséniens et l’a remplacée en la faisant disparaître définitivement. Le judaïsme apostolique, ou judaïsme évangélique, fondé sur l’Évangile, n’est autre que le christianisme. L’Église s’est toujours considérée comme le verus Israel, le véritable Israël, (du moins jusqu’au concile Vatican II, en 1965…) puisque les Juifs non chrétiens avaient rejeté le Messie, le Christ en grec, annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament. Ainsi, dans l’Apocalypse de saint Jean, c’est le Christ lui-même qui ordonne : « Écrivez à l’ange de l’Église de Smyrne : (…) vous êtes noirci par les calomnies de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont la synagogue de Satan » (II 8-9). « Ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas », « synagogue de Satan », saint Jean n’avait visiblement pas compris les mérites du dialogue interreligieux…

Le judaïsme dit rabbinique ou talmudique que l’on connaît aujourd’hui est très différent du judaïsme sacerdotal qui était pratiqué par tous les Juifs avant l’ère chrétienne et qui a achevé ses mille ans d’histoire ou de légende au premier siècle de notre ère. Le point essentiel est que ce judaïsme rabbinique s’oppose radicalement au judaïsme sacerdotal de l’Ancien Testament. Il n’y a pas eu évolution, mais rupture. Le judaïsme rabbinique a des rabbins, comme son nom l’indique, mais il n’a plus de prêtres. Les nouveaux Juifs ont liquidé l’ancienne religion avec ce qui en occupait le centre, les prêtres, qui offraient le sacrifice à Yahvé au temple de Jérusalem. Ils se réclament d’une Loi orale, qu’ils placent au dessus de la Loi écrite, la Bible, le Tanakh en hébreu (c’est-à-dire la Loi, les Prophètes et les autres Écrits), ce qui était tenu comme une abomination par les prêtres sadducéens.

On songe à la réforme protestante au sein du christianisme, mutatis mutandis, mais le changement est ici bien plus profond puisque les Écritures saintes de la nouvelle religion des Juifs sont pour la plus grande part inconnues de l’ancienne. Les protestants peuvent être encore dits chrétiens, bien que tenus pour des hérétiques par les catholiques, qui ne leur refusent quand même pas la qualité de chrétiens, alors que le nouveau judaïsme devrait porter un autre nom pour marquer sa nouveauté fondamentale.

Les pharisiens entretenaient un antagonisme virulent avec les sadducéens, ce qui, on le sait, ne les a pas empêchés de s’allier avec ceux-ci pour obtenir des Romains la condamnation à mort de Jésus.

Cependant, après la destruction du temple de Jérusalem par Titus en 70 après J.–C., les pharisiens se sont trouvés en position de force. Ils étaient restés prudemment à l’écart de la guerre contre les Romains et ont au contraire collaboré avec eux pour dissuader les Juifs de se révolter à nouveau. De plus, les sadducéens n’ayant plus de temple pour offrir un sacrifice à Yahvé, le pouvoir religieux était vacant. C’est alors que le chef du parti pharisien, le rabbin Yohanan ben Zakkaï, docteur de la Loi disciple de Hillel, a organisé le putsch de Jamania (Yabneh). On parle abusivement de synode de Yabneh, mais la notion de synode ou de concile était étrangère au judaïsme des pharisiens, comme à celui des sadducéens. L’école ou académie de Jamnia a permis aux pharisiens de faire un putsch, un coup de force religieux, puisque les rabbins pharisiens ont alors liquidé le judaïsme sacerdotal. Ils l’ont même fait au sens propre, semble-t-il, puisque Yohanan ben Zakkaï, le fondateur de l’académie de Jamnia, aurait assassiné de ses mains le grand-prêtre…

Les chrétiens ayant fait, si l’on peut dire, bande à part, ou plutôt, au contraire, ayant cessé de faire bande à part en s’isolant des autres peuples, les zélotes ayant été liquidés par la répression des Romains, les autres sectes ayant elles aussi disparu, les pharisiens sont restés les seuls maîtres à bord du peuple juif, sur le plan religieux. Ils ont mis fin aux sacrifices et au sacerdoce, trahissant ainsi la tradition juive authentique au nom de la prétendue tradition orale qu’ils avaient inventée. Et il se sont approprié le tribunal suprême, le Sanhédrin, dont ben Zakkaï a pris la présidence, établissant leur autorité sur tous les Juifs.

Le judaïsme s’est réduit dès lors au pharisaïsme, à la secte des pharisiens, à quelques minuscules exceptions près, que je citerai pour mémoire, à savoir les karaïtes, et cela jusqu’à nos jours, en dépit de la suppression du Sanhédrin par l’empereur Théodose II en 429. On peut ajouter les Samaritains, qui ne sont plus qu’une poignée, et qui sont des Israélites sans être des Juifs puisque ces derniers tirent leur nom et leur identité de la tribu de Juda et du petit royaume de Judée, tandis que les Samaritains sont issus des autres tribus et du royaume d’Israël, un nord de la Judée, après le schisme qui aurait eu lieu en -933 (933 av. J.-C.) selon la Bible (pour être précis, on ajoutera que la tribu de Lévi, spécialisée dans le culte, se partageait entre les deux royaumes et que la tribu de Benjamin a oscillé entre les deux ; neuf des douze tribus faisaient exclusivement partie du royaume d’Israël au nord du royaume de Juda).

Les pharisiens ont ensuite, au cours des siècles suivants, éprouvé le besoin de mettre par écrit la tradition orale transmise par les maîtres, docteurs de la Loi, de l’époque du Christ, tels que Hillel ou Gamaliel. (On peut dire qu’ils ont trahi une seconde fois, puisqu’il était justement interdit de mettre par écrit la tradition orale qui était censée être héritée de Moïse.) Cet enseignement est la Michna, écrite en hébreu, laquelle est complétée d’une profusion de commentaires écrits en araméen, la Guémara, l’ensemble constituant le Talmud, dans ses deux versions, Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone.

Le judaïsme pharisaïque est celui qui a conservé le nom de judaïsme, à tort selon moi. Le judaïsme actuel est celui des pharisiens vilipendés dans l’Évangile dans les termes que l’on sait. On peut parler indifféremment, pour le désigner, de judaïsme pharisaïque, rabbinique ou talmudique. Ce judaïsme-là, on l’a vu, n’est pas celui de l’Ancien Testament, qui était un judaïsme sacerdotal.

  1. Le judéo-christianisme est un mythe.

Partant d’une source commune, l’Ancien Testament, le judaïsme pharisaïque et le christianisme sont allés dans deux directions opposées, en sorte qu’ils n’ont plus rien de commun. De plus, les Juifs n’ont joué aucun rôle dans la formation de la civilisation occidentale.

Le terme de judéo-christianisme est frelaté.

Spirituellement, les chrétiens pourraient se dire les véritables Juifs, puisque ce sont eux et eux seuls qui ont suivi le Messie, le Christ annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament, alors que les Juifs rabbiniques l’ont rejeté et l’ont crucifié. Mais le sens ethnique du mot « Juif » l’a emporté sur son sens spirituel.

Le judaïsme rabbinique est à tous égards l’opposé du christianisme. Au contraire, il est isomorphe de l’islam.

Le judaïsme et l’islam sont deux religions théocratiques. Du reste, le terme de théocratie (qui est une subreption de vocabulaire, car le pouvoir est toujours exercé par des hommes, même s’ils le font au nom de Dieu) a été inventé par le Juif Flavius Josèphe pour faire l’apologie d’Israël.

À la charia, loi islamique, correspond la halakha, loi judaïque. Ces deux religions sont l’une et l’autre des orthopraxies puritaines qui dictent le comportement plutôt que la foi, les croyances, par opposition à l’orthodoxie que recherchent les chrétiens. On y trouve par exemple le même précepte de la circoncision masculine, excision du prépuce, rite primitif et barbare (autant que la circoncision féminine, excision du clitoris). Même égorgement rituel des bêtes, autre rite barbare. Kascher et halal sont voisins.

On peut dire que l’islam est un judaïsme universaliste, et que le judaïsme est un islam raciste. Ce sont deux religions orientales. Une grande partie de la littérature rabbinique a été composée en arabe, notamment le Guide des égarés de Moïse Maïmonide (1190), elle l’a été aussi bien entendu en hébreu et en araméen, autres langues sémitiques, mais jamais en latin, en grec ou dans une autre langue indo-européenne. Compte tenu de la place occupée par les Juifs dans l’empire musulman jusqu’à la fin du XIXe siècle et aux débuts du mouvement sioniste, il est même permis de parler de judéo-islamisme.

Le judaïsme sacerdotal était essentiellement raciste, mais l’Ancien Testament contenait quand même des ouvertures universalistes qui ont abouti au christianisme. Le judaïsme rabbinique, lui, est purement raciste. Au contraire, le christianisme est universaliste : il s’adresse à tous les hommes. C’est-à-dire que, partant d’une source commune, qui était le judaïsme de l’Ancien Testament, le judaïsme rabbinique et le christianisme sont allés dans deux directions opposées. En revanche, l’islam a pris sa source dans le judaïsme pharisaïque, qu’il a grandement amélioré par des emprunts au christianisme, dont il a adopté l’universalisme.

Il n’y a donc ni valeurs judéo-chrétiennes, ni civilisation judéo-chrétienne, ni judéo-christianisme. Ces expressions ont fait florès depuis quelques dizaines d’années dans un but de propagande, pour faire accroire que les Juifs avaient joué un rôle autre que négligeable dans notre histoire et dans la formation de notre identité nationale ou de notre civilisation occidentale. Or, il est de fait que le judaïsme, religion orientale, est un corps étranger en Occident, au même titre que l’islam. J’ai souvent dit : « Nul ne peut être à la fois pieux musulman et vraiment français. » En effet, un pieux musulman estime que l’État français est illégitime et il veut instituer la charia, loi islamique, à la place de la loi nationale. De même, on peut dire avec encore plus de raisons : « Nul ne peut être à la fois pieux israélite et vraiment français. » Un pieux Juif n’est pas un Français juif, mais un Juif français, Juif de nationalité française et Français de papier, puisqu’il ne reconnaît de légitimité qu’à la halakha, la loi juive, et, pis encore, qu’il tient les non-Juifs, notamment les autres Français, pour des bêtes, comme le lui enseigne le Talmud (j’y reviendrai).

On ne peut parler valablement de « judéo-christianisme » que pour désigner la forme de religion des premiers chrétiens qui judaïsaient encore, en ce sens qu’ils suivaient les préceptes de l’Ancien Testament comme la circoncision. C’est l’apôtre saint Paul qui a mis fin à ce judéo-christianisme en ramenant saint Pierre dans le droit chemin (cf. l’épître aux Galates).

Le pape Pie XI aurait pu s’épargner de dire une bêtise monumentale lorsqu’il a déclaré, le 6 septembre 1938 (discours reproduit dans La libre Belgique du 14 septembre 1938) : « Nous sommes spirituellement des Sémites » s’il avait pris la peine de lire Gustave Le Bon, qui avait écrit :

« Le moins sémite des Sémites a été le fondateur du christianisme tel que la légende l’a faite et ce n’est pas sans raison qu’il a été renié et crucifié par son peuple. (…) La grande conception de charité universelle et de pessimisme sombre qui furent d’abord le fond de sa doctrine, comme ils avaient été, cinq cents ans avant lui, le fond de celle de Bouddha, n’avait rien de sémitique. » (Rôle des Juifs dans la civilisation, 1888, édité par Les Amis de Gustave Le Bon, 1989)

La ressemblance entre bouddhisme et christianisme est telle, dans la structure de la religion comme dans les détails, qu’on peut voir dans le christianisme, pour reprendre un terme cher à Spengler, une pseudomorphose du bouddhisme dans le judaïsme antique, dont il ne reste que la forme, la lettre, tandis que l’esprit a radicalement changé. Comme l’a bien montré Dupont-Sommer, c’est par l’intermédiaire des esséniens que l’héritage du bouddhisme a été transmis au christianisme.

Le Bon n’était pas un docteur de l’Église… Il n’était même pas chrétien. Mais l’apôtre saint Paul avait montré que le christianisme s’émancipait de ses origines sémitiques quand il avait opposé avec force la lettre à l’esprit dans la seconde épître aux Corinthiens (III 6-14) :

« C’est Dieu qui nous a rendus capables d’être les ministres de la Nouvelle Alliance, non pas de la lettre, mais de l’esprit, car la lettre tue, et l’esprit donne la vie. Que si le ministère de la lettre (…), qui était un ministère de mort, a été accompagné d’une telle gloire que les enfants d’Israël ne pouvaient regarder le visage de Moïse, (…) combien le ministère de l’esprit doit-il être plus glorieux ? Car si le ministère de la condamnation a été accompagné de gloire, le ministère de la justice en aura incomparablement davantage. (…) Et nous ne faisons pas comme Moïse, qui se mettait un voile sur le visage, marquant par là que les enfants d’Israël ne pouvaient souffrir la lumière (…). Et ainsi leurs esprits sont demeurés endurcis et aveuglés. Car jusqu’aujourd’hui même, lorsqu’ils lisent le Vieux Testament, ce voile demeure toujours sur leur cœur, sans être levé (…). »

(Nos citations de la Bible sont tirées de la traduction de Louis-Isaac Lemaître de Sacy, seconde édition, 1700, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1990.)

En parlant de « ministère de mort », de « ministère de la condamnation » pour qualifier l’Ancien Testament, l’Ancienne Alliance (les deux mots sont ici synonymes), l’apôtre saint Paul interdit de réduire le christianisme à ses origines sémitiques. Du reste, si Jésus était juif, il était avant tout le Fils de Dieu, deuxième Personne de la Sainte Trinité, selon le dogme de l’Incarnation, et la bonne nouvelle qu’il a enseignée s’adressait à tous les hommes et non pas aux seuls Juifs.

Ces fortes paroles de l’apôtre saint Paul n’ont pas empêché le pape Jean-Paul II d’en rajouter sur la déclaration extravagante de son prédécesseur Pie XI. Dans le discours prononcé à la synagogue de Rome le 13 avril 1986, il a dit : « Vous êtes nos frères préférés et, d’une certaine manière, on pourrait dire nos frères aînés. » Quand on sait que le judaïsme actuel, on ne le répétera jamais assez, est celui des pharisiens vilipendés dans l’Évangile, on ne peut qu’être sidéré, et scandalisé, qu’un pape puisse proférer un tel mensonge. Il y a des limites à l’opportunisme et à la servilité. Le judaïsme s’est divisé à partir du IIIe siècle av. J.-C. pour former les trois sectes dont nous avons parlé. On pourrait dire à la rigueur que les sadducéens étaient nos « aînés » dans la foi chrétienne puisqu’ils étaient restés les plus proches de l’ancienne religion juive, mais même eux ne pourraient être tenus pour nos « frères », puisque saint Jean Baptiste les qualifie de fils de vipères et leur refuse le baptême, au même titre qu’aux pharisiens, mais c’est hors sujet, puisqu’ils ont disparu depuis dix-neuf siècles. Les seuls Juifs qui pourraient être dits les « frères aînés » des chrétiens seraient les esséniens, mais ils ont disparu en même temps que les sadducéens, et ils sont devenus chrétiens.

Au moyen âge, en France et dans tout l’Occident, les Juifs étaient marginalisés, ils vivaient à part. Le douzième concile œcuménique, Latran IV, les a obligés en 1215 à porter un signe distinctif, qui fut la rouelle dans la France de saint Louis.

Le fait que les Juifs aient pris une grande place dans la société française au cours des deux derniers siècles, après leur émancipation, après la réforme des haskilim, les soi-disant « Lumières » juives, après l’immigration de centaines de milliers d’entre eux venus d’abord de l’est de l’Europe (Achkénazes), puis d’Afrique du nord (Séfarades), ne change rien pour ce qui est du moyen âge et de l’ancien régime jusqu’en 1789. La France a des racines chrétiennes. Elle n’a pas de racines juives.

Du reste, le judaïsme et le christianisme sont intrinsèquement des religions ennemies. Le Talmud est rempli d’imprécations contre les chrétiens, il affirme que la Sainte Vierge était une prostituée et que Jésus était un bâtard, fils d’un légionnaire romain… Il soutient que Jésus est en enfer et qu’il est plongé pour l’éternité dans une cuve remplie d’excréments… Ayant été averti par un Juif converti au christianisme de ces abominables blasphèmes, le pieux roi saint Louis a fait brûler le Talmud en place de Grève, en 1242.

Le discours lénifiant du concile Vatican II ne peut rien changer à la force et à l’évidence du Nouveau Testament, qui porte accusation contre les Juifs. Dans l’Apocalypse, c’est le Christ lui-même qui parle de la « synagogue de Satan », on l’a vu, mais Jésus a lancé aussi de terribles imprécations contre les pharisiens, ainsi que le rapporte l’Évangile :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous êtes semblables à des sépulcres blanchis (…). Serpents, races de vipères, comment pouvez-vous éviter d’être condamnés au feu de l’enfer ? » (saint Matthieu, chapitre XXIII).

Ou encore :

« Vous cherchez à me faire mourir (…). Vous êtes les enfants du diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. » (saint Jean, chapitre VIII)

On pourrait multiplier les citations. Le discours d’imprécation contre les Juifs en général et les pharisiens en particulier remplit le Nouveau Testament. Ernest Renan a remarqué que, dans l’Évangile de saint Jean, « Juif » était à peu près synonyme d’ennemi du Christ.

Je rappelle que l’accusation de Déicide portée contre les Juifs, du moins contre ceux d’entre eux qui refusaient le Christ, donc les pharisiens en premier lieu, est formellement établie dans le Nouveau Testament et particulièrement explicite dans la première épître aux Thessaloniciens de l’apôtre saint Paul : chapitre II, versets 14 à 16 (lisez une bonne traduction, comme Lemaître de Sacy ou Crampon, non la traduction malhonnête de la Bible de Jérusalem).

Le « Déicide », c’est-à-dire la mise à mort de Dieu, est une expression insolite, mais ni plus ni moins que « Theotokos », mère ou génitrice de Dieu qui est formellement autorisée par l’Église catholique et que l’on emploie dans le « Je vous salue Marie » : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs… » Les nestoriens ont été anathématisés en 431 par le concile d’Éphèse, troisième concile œcuménique, parce qu’ils n’admettaient pas que l’on pût dire Theotokos. Dieu ne peut pas mourir, et Il n’a pas non plus eu de mère au sens strict. Mais la Sainte Vierge a mis au monde un homme qui était Dieu, et cet homme, Jésus-Christ, est mort sur la Croix pour le salut des hommes. Les chrétiens parlent de la mère de Dieu et du Déicide pour célébrer le mystère de l’Incarnation.

Si on applique au Déicide la théorie de la causalité d’Aristote, chère au regretté Ivan Blot, on peut affirmer que la cause finale de la mort du Christ, c’est la Rédemption de l’humanité. Jésus est mort pour le salut des hommes, Il les a rachetés de leur péchés. On peut donc ajouter, comme l’a fait le catéchisme du concile de Trente, que ce sont les péchés des hommes de tous les temps qui sont la cause première du Déicide.

La cause matérielle du Déicide, c’est la Croix sur laquelle Jésus a été cloué.

La cause efficiente du Déicide, ce sont les légionnaires romains qui ont mis le Christ en croix sur ordre de Ponce Pilate.

La cause formelle du Déicide, c’est la volonté des Juifs d’obtenir la mise à mort de Jésus. L’Évangile de la Passion selon saint Jean est très clair à cet égard. Pilate tente de résister, parce qu’il sait que Jésus est innocent, mais les Juifs reviennent à la charge cinq fois de suite et finissent par menacer de dénoncer le préfet de Judée à César pour le faire céder.

« Pilate dit aux Juifs : “Le voici que je vous amène dehors afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime.” Jésus sortit donc, portant une couronne d’épines (…). Les princes des prêtres et leurs gens, l’ayant vu, se mirent à crier en disant : “Crucifiez-le, crucifiez-le”. Pilate leur dit : “Prenez-le vous-même et le crucifiez ; car pour moi je ne trouve en lui aucun crime.Les Juifs lui répondirent : “Nous avons une loi et d’après cette loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait le Fils de Dieu.» (XIX 4-7)

Ici est un argument crucial sur la responsabilité des Juifs. Pour ceux-ci, dès lors que Jésus n’est pas le Messie, le Christ, c’est donc un imposteur, et il doit être condamné à mort en vertu de la loi juive, qui prévoit cette peine pour les blasphémateurs et les faux prophètes (cf. Lévitique, XXIV, 16, « Que celui qui a blasphémé le nom du Seigneur soit puni de mort ! », et, dans la liste des 613 commandements ou mitzvot du judaïsme rabbinique établie par Moïse Maïmonide, le quarante-cinquième : « Ne pas craindre de tuer le faux prophète. »). Par conséquent, les Juifs d’aujourd’hui, s’ils sont fidèles à leur loi, considèrent nécessairement que la condamnation à mort de Jésus était juste, nécessaire et légitime. Ils en sont de ce fait moralement coresponsables, en ce sens précis que, s’ils avaient été placés devant Pilate, ils auraient agi de la même manière que leurs coreligionnaires et frères d’ethnie de l’époque : ils auraient réclamé la mort de Jésus

Les Juifs sont-ils innocents du Déicide ? Pour l’apôtre saint Paul, la réponse ne fait pas de doute. On lit en effet ceci dans la première épître aux Thessaloniciens (chapitre II, versets 14 à 16) :

« Car, mes frères, vous (… avez) souffert les mêmes persécutions de la part de vos concitoyens que (… les Églises de Judée) ont souffertes de la part des Juifs, qui ont tué même le Seigneur Jésus et ses prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, qui nous empêchent d’annoncer aux gentils la parole qui les doit sauver, pour combler ainsi la mesure de leurs péchés. Car la colère de Dieu est tombée sur eux, et y demeurera jusqu’à la fin. »

L’apôtre saint Pierre est du même avis, puisque, dans le discours qu’il adresse aux Israélites et qui est rapporté par les Actes des apôtres (chapitre III, versets 12 à 19), il les accuse d’avoir « fait mourir l’auteur de la vie ».

« Pierre (…) dit au peuple : “O Israélites (…), le Dieu d’Abraham (…), le Dieu de nos pères a glorifié son fils Jésus que vous avez livré et renoncé devant Pilate, qui avait juré qu’il devait être renvoyé absous. Vous avez renoncé le Saint et le Juste ; vous avez demandé qu’on accordât la grâce d’un homme qui était un meurtrier ; et vous avez fait mourir l’auteur de la vie (…)”. »

Jésus n’a-t-il pas lancé lui-même aux pharisiens : « Vous cherchez à me faire mourir… » ?

Il est donc invraisemblable que le vingt-et-unième concile œcuménique, Vatican II, (1965) ait prétendu exonérer les Juifs de leur responsabilité dans le Déicide. On lit en effet dans la déclaration Nostra Aetate : « Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors ni aux Juifs de notre temps. » Or, les Juifs n’ont pas « poussé » à la mort du Christ, ils l’ont imposé à Pilate, qui le savait innocent et voulait le relâcher. Et, surtout, cette affirmation de non-culpabilité des Juifs est en contradiction non seulement avec ce passage de saint Paul ou avec l’Évangile de la Passion selon saint Jean, mais, en vérité, avec tout le Nouveau Testament… et avec les vingt conciles précédents.

Rappelons que, pour un catholique, les conciles œcuméniques sont infaillibles en matière de foi et de morale, mais seulement dans ces deux domaines. Le sujet de la responsabilité des Juifs dans la mort du Christ ne relève ni de l’un ni de l’autre et il est ici patent que le concile s’est trompé lourdement.

Le pape Benoît XVI a percé le plafond du sophisme au sujet de ce fameux passage de l’Évangile selon saint Matthieu : « Pilate se fit apporter de l’eau et, se lavant les mains devant le peuple, il leur dit : “Je suis innocent du sang de ce juste ; c’est à vous d’en répondre.” Et tout le peuple lui répondit : “Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !” » (XXVII 24-25) Ce passage est on ne peut plus clair : ce sont les Juifs eux-mêmes qui ont revendiqué la responsabilité de la mort de Jésus, pour eux et pour leur descendance. Mais Benoît XVI soutient le contraire : « La parole de Matthieu sur le sang lue dans la perspective de la foi signifie que nous tous nous avons besoin de la force purificatrice de l’amour, et cette force, c’est son sang. Ce n’est pas une malédiction, mais une rédemption, un salut. » (Joseph Ratzinger, Benoît XVI, Jésus de Nazareth, deuxième partie, de l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, éditions du Rocher, 2011, p. 216) On est littéralement abasourdi de lire une telle ineptie sous la plume d’un pape. (Et peu importe que le pape régnant ait ici choisi curieusement la forme d’un ouvrage personnel au lieu d’écrire une encyclique.)

Responsabilité collective des Juifs, sans aucun doute, mais aussi responsabilité individuelle de ceux qui professent le judaïsme, puisqu’ils tiennent nécessairement Jésus comme un faux messie, et que, de ce fait, ils sont moralement coresponsables de sa condamnation, qu’ils jugent légitime et nécessaire.

Il est désolant que beaucoup de chrétiens, souvent bien intentionnés, cherchent à exonérer les Juifs de leur responsabilité dans le Déicide sous prétexte que ce sont les Romains qui ont tué Jésus : ils confondent ainsi la cause efficiente et la cause formelle.

Ou bien parce que Jésus est mort pour la Rédemption de l’humanité : ils confondent alors la cause finale et la cause formelle.

La question de la responsabilité du Déicide ne devrait pas soulever de difficulté pour un chrétien.

  1. Le judaïsme est une religion raciste.

La théorie du peuple élu est intrinsèquement raciste et le Talmud tient les non-Juifs pour des bêtes.

Que le judaïsme soit un racisme, on pourrait s’en douter au simple fait que les Juifs constituent une ethnie définie par la religion. Qui est juif ? Réponse : celui qui a une mère juive ; peu importe ses convictions et ses pratiques, il reste juif du moment qu’il ne se convertit pas à une autre religion. L’identité juive ne se transmet que par le sang, et plus précisément, ce qui est paradoxal dans une religion patriarcale, par la mère, car il peut toujours y avoir un doute sur le père biologique, qui risquerait de ne pas être juif si la mère a fauté…

« Dresse une haie autour de la Torah », dit le Talmud, c’est-à-dire isole les Juifs des autres hommes. Le Juif américain Elliott Abrams, qui sera nommé membre du National Security Council (Conseil national de sécurité) des États-Unis en 2001, affirmait ainsi en 1997 : « Il ne fait aucun doute que les Juifs, fidèles à l’Alliance qui unit Dieu à Abraham, doivent se tenir à l’écart de la nation dans laquelle ils vivent. C’est la nature même des Juifs que d’être à l’écart – à part en Israël – du reste de la population. » (Cité in John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2009. Titre original : The Israel Lobby and US Foreign Policy.) Les préceptes de la kachrout, de l’alimentation kaschère, ont pour fonction d’isoler les Juifs des non-Juifs. Il est interdit en principe à un Juif religieux de prendre un repas avec un non-Juif.

Mais il y a plus grave. On lit dans le Talmud (traité Keritot, 6b, réitéré dans Yebamot, 61a) : « Vous êtes des hommes, tandis que les non-Juifs ne sont pas des hommes. » Selon le Talmud, l’écart qui sépare le peuple juif du reste de l’espèce humaine n’est pas moindre que l’écart entre l’humain et l’animal. En effet, seuls les Juifs obéissent à la Loi divine, la Torah, tandis que les autres hommes, comme les animaux, n’obéissent qu’à la loi de nature. Le rabbin Joël Kahn résume ainsi l’enseignement du Talmud, de la loi juive : « Dieu a créé l’univers entier selon la division fondamentale des quatre règnes : minéral, végétal, animal et humain. (…) Il est écrit qu’il existe en réalité un cinquième genre : Am Israel, le peuple juif. (…). L’écart qui le sépare du quatrième genre – l’ensemble de l’espèce “parlante”, humaine – n’est pas moindre que l’écart entre l’humain et l’animal. »

Pour le très vénéré grand rabbin séfarade d’Israël, Ovadia Yosef, dont les funérailles ont été suivies par 800.000 personnes en larmes, en octobre 2013, les Goyim (pluriel de Goy, non-Juif) étaient « nés seulement pour servir les Juifs » et il les assimilait à des « ânes » (la lecture de sa notice Wikipedia en anglais est édifiante).

Nous laisserons le soin aux psychiatres de qualifier ce qui ressemble fort à une maladie mentale.

L’impudence, le « culot », sont des défauts aux yeux des Français ou des Occidentaux en général, et même pour tous les chrétiens. Au contraire, la notion équivalente en yiddisch, la chutzpah, est tenue pour une qualité. (Il est vrai que cette « qualité » est particulièrement nécessaire aux escrocs, profession dans laquelle les Juifs sont largement surreprésentés, c’est un fait.) On ne s’étonnera donc pas de la chutzpah de l’historien juif Jules Isaac, auteur du fameux manuel scolaire sur l’histoire de France, qui a reproché à l’Église son « enseignement du mépris » envers les Juifs, titre de son livre de 1962. Pourtant, on ne sache pas que les catholiques aient jamais tenu les Juifs pour des ânes ni qu’ils leur aient dénié la nature humaine. Déjà, le 15 décembre 1959, Jules Isaac avait donné une conférence à la Sorbonne intitulée « Du redressement nécessaire de l’enseignement chrétien concernant Israël »… sans se soucier apparemment du redressement nécessaire de l’enseignement des Israélites concernant les chrétiens. En tout cas, la chutzpah de Jules Isaac a payé. À sa demande, le pape Pie XII a consenti à modifier la prière du Vendredi Saint. Dans les oraisons qui suivent le récit de la Passion selon saint Jean, les fidèles prient pour la conversion des hérétiques, des schismatiques, des Juifs et des païens. Dans le rite romain traditionnel, celui de la messe de saint Pie V, on disait pour tous, après l’invocation : « Flectamus genua », c’est-à-dire « Fléchissons les genoux ». Sauf pour les Juifs. C’était logique, puisque l’on venait d’entendre lesdits Juifs réclamer à cor et à cri la mort de Jésus, avant de l’obtenir finalement de la faiblesse de Pilate. Mais Pie XII, à la demande de Jules Isaac, a ajouté le Flectamus genua pour les Juifs, comme s’ils n’étaient pas responsables de la mort du Christ. Cela peut paraître un détail insignifiant, mais c’était en réalité le début de la fin pour la juste tradition de l’Église à l’égard des Juifs et cela contenait en germe les dérives et les aberrations du concile Vatican II sur le sujet dans la déclaration Nostra Aetate.

La cour suprême ayant enfin décidé, le 1er mars 2021, soixante-treize ans après la création de l’État d’Israël, de reconnaître les convertis comme des Juifs, le parti religieux « Judaïsme unifié de la Torah » a diffusé le lendemain, pour exprimer son indignation, une publicité présentant lesdits convertis « comme des chiens portant la kippa » (Le Monde, 6 mars 2021). Ânes ou chiens, au choix, les non-Juifs sont donc bel et bien assimilés à des bêtes, quand bien même ils auraient l’insolence de vouloir se convertir au judaïsme, ce qui ne saurait être admis. On naît Juif, on ne le devient pas.

Le Tanya, l’un des livres de référence du judaïsme moderne, stipule ainsi que les non-Juifs n’ont que des âmes animales, et non des âmes humaines. Les rabbins en concluent qu’il est interdit de prélever un organe sur un Juif pour le donner à un non-Juif. Ce serait un sacrilège. En revanche, ils ne voient aucun inconvénient à ce qu’un Juif reçoive un organe d’un non-Juif (Haaretz, 7 mars 2021)… Cette question du don d’organe est emblématique du racisme maniaque, hyperbolique, et, il faut bien le dire, abject, qui constitue le fond de la religion juive.

Pis encore, on lit dans le Talmud : « Le meilleur des Goyim, tue-le ! » (Avoda Zara, 26b), étant rappelé que le mot hébreu Goy, pluriel Goyim, est un terme de mépris pour désigner les non-Juifs. C’est un précepte que Benjamin Nétanyahou, premier ministre de l’État juif, n’a pas oublié et qu’il a mis dûment en application en perpétrant un populcide (moins usité, le mot est plus français que « génocide ») dans le territoire de Gaza après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, ce qui a conduit la cour pénale internationale à émettre un mandat d’arrêt contre lui pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

On comprend qu’Ernest Renan n’ait cessé de juger sévèrement le Talmud, déclarant par exemple : « C’est un étrange monument de dépression morale et d’extravagance que le Talmud : j’affirme qu’on ne saurait avoir une idée de ce que peut l’esprit humain déraillé des voies du bon sens si l’on n’a pratiqué ce livre unique. » (Avenir de la science, œuvres complètes, t. III, p. 874, Calmann-Lévy, 1947-1961 ; cité dans Renan, Vie de Jésus, Gallimard, 1974, p. 590). Il a aussi écrit dans ses notes : « Air pédant, immoral. Le Talmud avec sa folie ignoble sorti de là. Esprit étroits. Docteurs solennels. » (Ibid. p. 606)

Pour 80% des Juifs religieux (à l’exception des mitnagdim, qui rejettent la Cabale), la religion a trois niveaux, non seulement la Bible et le Talmud, mais encore, au niveau supérieur, la Cabale, mystique ésotérique, gnose juive, inventée au XIIe siècle en Provence et dont le livre principal est le Zohar. La Cabale a ajouté une dimension délirante à la piété de la majorité des Juifs religieux. Notons au passage l’étrangeté de cette religion. Si déjà le Talmud contredit souvent la Bible, tradition écrite, en lui opposant une prétendue tradition orale qui remonterait jusqu’à Moïse, la Cabale fait encore plus fort. En vérité, elle professe une doctrine absolument contraire à celle du Talmud et de la Bible. C’est ainsi que la Cabale est panthéiste et qu’elle enseigne la réincarnation. Les Juifs sont donc priés de croire simultanément à des idées contradictoires, ou plutôt de concilier toujours un discours officiel en accord avec le Talmud avec un discours privé et secret qui est celui de la Cabale. Il y a de quoi y perdre son latin, ou plutôt son hébreu (ou son araméen, langue de la Cabale…). Le judaïsme est schizophrénique.

Or, la Cabale soutient que les Juifs sont des étincelles de la Divinité (la Chékinah, Présence divine) dispersées au milieu du fumier des Goyim, des non-Juifs… Nous ne sommes plus assimilés à des bêtes, ce qui n’est déjà pas très flatteur, mais carrément à du fumier.

Le racisme du Talmud est déjà idiot, grotesque, insupportable. Avec la Cabale, on est incontestablement dans la sphère de la paranoïa, car il faut être paranoïaque pour se prendre pour une étincelle de la Divinité.

Le racisme extravagant de la religion juive était au fond patent dès avant sa transformation par les pharisiens, comme on peut le voir dans l’Ancien Testament, où Yahvé est censé recommander le populicide (ou génocide) à de nombreuses reprises. Voici, à cet égard, quelques citations de la Bible hébraïque.

a) Extermination des Madianites (Nombres, chapitre XXXI, versets 1 à 35)

« Le Seigneur parla ensuite à Moïse et lui dit : “Vengez premièrement les enfants d’Israël des Madianites (…)”. Aussitôt Moïse dit au peuple : “Faites prendre les armes à quelques-uns d’entre vous, et les préparez au combat, afin qu’ils puissent exécuter la vengeance que le Seigneur veut tirer des Madianites” (…) Ils combattirent donc contre les Madianites et, les ayant vaincus, ils passèrent tous les mâles au fil de l’épée. (…) Et ils prirent leurs femmes, leurs petits enfants, tous leurs troupeaux et tous leurs meubles. (…) Et Moïse se mit en colère contre les principaux officiers de l’armée, (…) qui venaient du combat, et leur dit : “Pourquoi avez-vous sauvé les femmes ? (…) Tuez donc tous les mâles d’entre les enfants mêmes, et faites mourir les femmes dont les hommes se sont approchés. Mais réservez pour vous toutes les petites filles, et toutes les autres qui sont vierges.” (…) Et on trouva que le butin que l’armée avait pris était de six cent soixante-quinze mille brebis, de soixante-douze mille bœufs, de soixante et un mille ânes, et de trente-deux mille personnes du sexe féminin, c’est-à-dire de filles qui étaient demeurées vierges. »

On notera avec intérêt que les femmes font partie du butin au même titre que les brebis, les bœufs, les ânes… mais qu’elles ne sont citées qu’en dernier. Délicatesse hébraïque !

b) Extermination des Chananéens (Deutéronome, chapitre VII, versets 1 à 3)

« Lorsque le Seigneur votre Dieu vous aura fait entrer en cette terre que vous allez posséder, et qu’il aura exterminé devant vous plusieurs nations, les Héthéens, les Gergézéens, les Amorrhéens, les Chananéens, les Phéréséens, les Hévéens et les Jébuséens, qui sont sept peuples beaucoup plus nombreux et plus puissants que vous n’êtes ; lorsque le Seigneur votre Dieu vous les aura livrés, vous les ferez tous passer au fil de l’épée, sans qu’il en demeure un seul. Vous ne ferez point d’alliance avec eux, et vous n’aurez aucune compassion d’eux. Vous ne contracterez point de mariage avec ces peuples. Vous ne donnerez point vos filles à leurs fils, ni vos fils n’épouseront point leurs filles. »

c) Extermination des habitants de la Palestine (Josué, chapitre X, versets 40 et 41)

« Josué détruisit donc tout le pays (…) ; il tua tout ce qui avait vie (comme le Seigneur le Dieu d’Israël le lui avait commandé) depuis Cadès-Barné jusqu’à Gaza. Il fit de même dans tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon. »

d) Extermination des Amalécites (Premier livre de Samuel, chapitre XV, versets 1 à 8)

« (…) Samuel vint dire à Saül : “(…) Voici ce que dit le Seigneur des armées : “J’ai rappelé en ma mémoire tout ce qu’Amalec a fait à Israël (…). C’est pourquoi marchez contre Amalec, taillez-le en pièces, et détruisez tout ce qui est à lui. Ne lui pardonnez point ; ne désirez rien de ce qui lui appartient ; mais tuez tout, depuis l’homme jusqu’à la femme, jusqu’aux petits enfants, et ceux qui sont encore à la mamelle, jusqu’aux bœufs, aux brebis, aux chameaux et aux ânes.”” Et Saül tailla en pièces les Amalécites (…). Il (…) fit passer tout le peuple au fil de l’épée. »

« Les petits enfants à la mamelle »… Ce doit être un point de détail de l’histoire juive.

e) Extermination des Amnonites (Second livre de Samuel, chapitre XII, versets 29 à 31)

« (Le roi) David assembla (…) tout le peuple, et marcha contre (la ville de) Rabbath ; et après quelques combats, il la prit. (…) Et ayant fait sortir les habitants, il les coupa avec des scies, fit passer sur eux des chariots avec des roues de fer, les tailla en pièces avec des couteaux, et les jeta dans les fourneaux où l’on cuit la brique. C’est ainsi qu’il traita toutes les villes des Amnonites. »

Saint roi David ! Il ne se contentait pas d’écrire des poèmes. Il a trouvé un nouvel usage aux « fourneaux où l’on cuit la brique ». On notera avec intérêt qu’il fut l’inventeur du four crématoire…

En vérité, c’est la théorie du peuple élu qui est intrinsèquement raciste, dans la Bible hébraïque, comme, ensuite, dans le Talmud et la Cabale. Il est certain que les Israélites ou Hébreux étaient originellement polythéistes puisque Yahvé est un dieu ethnique. Les notions de dieu jaloux, d’une Alliance avec ce dieu, supposent un polythéisme originel. Au demeurant, les papyrus d’Éléphantine en apportent la preuve, comme l’a relevé Dupont-Sommer. C’est le racisme des Juifs de l’Antiquité qui les a conduits tardivement au monothéisme quand ils ont privé de leurs dieux les « Goyim » qu’ils haïssaient. Encore n’ont-ils pu le concevoir que sous l’influence du zoroastrisme après la prise de Babylone en -539 par Cyrus le grand, fondateur de l’empire perse achéménide, qui les a libérés.

Il est clair que c’est le christianisme qui donne un sens et une fin à l’élection des Juifs de jadis. Sans lui, la notion de peuple élu est intrinsèquement raciste.

  1. Les Juifs ne sont pas d’une essence supérieure.

En dépit d’une propagande obsédante, il est impossible d’attribuer objectivement aux Juifs une quelconque supériorité sur les autres hommes.

La théorie du peuple élu implique que les Juifs seraient d’une essence supérieure aux autres hommes. De fait, toute une propagande se déchaîne pour nous le faire accroire. Comment le nier en effet, puisque 30% des prix Nobel sont juifs, puisque le génie absolu était un Juif, Albert Einstein, puisque les Achkénazes ont un QI (quotient intellectuel) moyen de 115 alors que nous autres, pauvres Goyim, devons nous contenter d’un QI moyen de 100 ?

Nous avons donné quelques exemples de cette propagande et de ses résultats dans le rapport du prix Lyssenko attribué en 2014 à Pierre-André Taguieff.

En 2010, dans sa liste des « 100 premiers penseurs mondiaux », la revue américaine Foreign Policy recensait quatre Français : Bernard-Henri Lévy, Dominique Strauss-Kahn, Esther Duflo et Jacques Attali. Ouf ! Esther Duflo était protestante… (Ce n’était pas la plus connue des quatre.) Dans son numéro du 10 juin 2010, Valeurs actuelles faisait sa couverture sur « Les insoumis – ces intellectuels qui résistent à la pensée unique », ornée de quatre photos représentant Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Fabrice Luchini et Éric Zemmour. Ouf ! Fabrice Luchini était catholique (mais ce n’était pas vraiment un « intellectuel »). Si on nous avait consulté, nous aurions proposé : Christian Gerondeau, Jean-Louis Harouel, Ivan Blot, Richard Millet… Dans son numéro du 19 septembre 2012, L’Express titrait, sous la photo de François Hollande, « M. le Président, voici ce qu’il faut faire… par Daniel Cohen, Jacques Attali, Alain Minc, Denis Kessler, Philippe Aghion ». Ouf ! Philippe Aghion n’était pas juif.

En 2012, Jean François Colosimo, président du Centre national du livre, qui organisait à Paris, à l’occasion du Salon du livre, une rencontre avec des intellectuels français, était plus éclectique, puisqu’il avait sélectionné Sylviane Agacinski, Rémi Brague, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Marcela Iacub, Blandine Kriegel, Yann Moulier-Boutang, Jean-Luc Nancy, Alain-Gérard Slama. Il n’y avait que cinq Juifs sur neuf !

Christine Lagarde, ex-ministre des finances, puis directrice du FMI, n’est pas suspecte de solidarité ethnique en la matière, puisqu’elle n’est pas juive, mais cela ne l’empêche pas de préférer les Juifs en politique. « En politique, ses modèles vont de Françoise Giroud et Simone Veil à Pierre Mendès-France. Des personnages de conviction. » Et juifs tous les trois.

En France, comme aussi aux États-Unis, la surreprésentation des Juifs dans les media est exceptionnelle. Ils constituent 1% de la population en France. Cependant, quel est l’animateur préféré des Français ? Jean-Luc Reichmann (Le Figaro TV-Magazine, 6-12 juillet 2014). Avant celui-ci, c’était Michel Drucker. Quand les radios RTL et Europe 1 se font concurrence par voie de publicité dans les journaux, la première met en avant Éric Zemmour (Le Monde, 7 septembre 2010), la seconde, Jean-Pierre Elkabbach (même numéro du même journal). En septembre 2014, Europe 1 fait de la réclame en apposant de grandes affiches dans les rues de Paris : la première vante les talents de Daniel Cohn-Bendit, la seconde, ceux de Cyril Hanouna. On pourrait multiplier à l’infini ce genre d’exemples.

Pierre-André Taguieff, qui s’offusquait de la préférence nationale, aurait pu s’intéresser à cette préférence juive, qui est beaucoup moins justifiée au regard des principes républicains.

Voyons de plus près ce qu’il faut penser de cette prétendue supériorité des Juifs.

D’abord, ce génie prêté aux Juifs serait une acquisition récente puisque, comme le souligne le grand Gustave Le Bon, ils n’ont strictement rien apporté à la civilisation, hormis, évidemment, le christianisme, étant quand même précisé, d’une part, que les pharisiens n’y sont pour rien, d’autre part, que celui-ci n’est pas une religion sémitique, malgré les apparences. Les Juifs de l’Antiquité étaient un peuple paria, comme le dit Max Weber, méprisé de tous ses voisins, méprisé des Grecs et des Romains. Gustave Le Bon est catégorique, dans les premières lignes de son livre déjà cité, Rôle des Juifs dans la civilisation :

« Les Juifs n’ont possédé ni arts, ni science, ni industrie, ni rien de ce qui constitue une civilisation. Ils n’ont jamais apporté la plus faible contribution à l’édification des connaissances humaines. Jamais ils ne dépassèrent cet état de semi-barbarie des peuples qui n’ont pas d’histoire. »

Il ajoute :

« Et pourtant, cette obscure petite tribu de Sémites, dont le développement intellectuel fut si faible, joua, par les religions issues de ses croyances, un rôle tellement capital dans l’histoire du monde qu’il est impossible de ne pas s’occuper d’elle dans une histoire des civilisations. »

La vérité, ajouterons-nous, c’est que c’est seulement la grandeur du christianisme et le fait que celui-ci, nonobstant Marcion, n’ait pas renié l’Ancien Testament, qui ont conféré de la grandeur au petit peuple israélite de l’antiquité, par projection rétrospective. Songez que le pays qu’ils habitaient, la Palestine, ne portait même pas leur nom, qu’Hérodote, « le père de l’histoire », ne dit pas un mot sur eux, que le roi des rois, Darius, lorsqu’il dresse la liste de tous les peuples du monde sur lesquels il exerce son pouvoir, ne les mentionne même pas, tant ils étaient négligeables. On sait maintenant, grâce à la confrontation du récit de l’Ancien Testament aux données archéologiques et aux sources extérieures, égyptiennes et chaldéennes, que celui-ci est légendaire, pseudo-historique. La grandeur de Salomon est une affabulation et le personnage lui-même n’a jamais existé, pas davantage qu’Abraham, Moïse, Jacob ou David.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Prix Nobel. Le professeur d’université suédois Jan C Biro a adressé le 31 mars 2011 une lettre ouverte au comité Nobel, cosignée par le professeur américain Kevin B. MacDonald, pour protester contre le « parti pris en faveur des Juifs dans l’attribution du prix ». Il avait étudié l’attribution des prix Nobel et était arrivé à la conclusion qu’un Juif avait… 137 fois plus de chance de l’avoir qu’un non-Juif ! Dans un ouvrage remarquable, L’industrie de l’holocauste, le politologue juif américain Norman G. Finkelstein remarquait que « 40 pour cent des prix Nobel américains de science et d’économie sont juifs » (L’industrie de l’Holocauste – réflexions sur l’exploitation de la souffrance des Juifs, La Fabrique, 2001). C’est passablement étonnant, car, avant le XXe siècle, les Juifs n’avaient joué aucun rôle dans l’essor de la science en Occident. Il est encore plus curieux que cette surreprésentation ait plus que doublé après la seconde guerre mondiale, donc après la choah des Juifs, tragédie qui en a réduit considérablement le nombre. Pour le professeur Biro, « le fait que les Juifs puissent avoir des QI plus élevés ou une préférence pour les professions scientifiques ne peut pas expliquer complètement ce biais en leur faveur. Il est plus vraisemblable que les réseaux personnels étendus, organisés à la manière d’une opération commerciale, de la part des scientifiques juifs, conjugués à l’attitude négligente, progressiste et égalitaire des représentants suédois du fondateur du Prix, soient responsables de ce malheureux phénomène. »

A notre humble avis, le professeur Biro n’a pas osé évoquer un autre facteur, auquel il a certainement pensé : l’appropriation des découvertes des autres. Phénomène très répandu dans le monde scientifique, et qui prend deux formes. Primo, l’appropriation fonctionnelle au sein d’une équipe dont le chef s’attribue une découverte faite par un collaborateur et s’en accapare le mérite. Secundo, le plagiat. Quand on parle de « découvertes indépendantes » en expliquant que c’était dans l’air du temps, méfiance. Neuf fois sur dix, il y a plagiat, lequel peut passer par l’espionnage scientifique.

Or, les Juifs sont aussi surreprésentés dans des catégories moins avouables. On sait qu’ils se distinguent dans la délinquance astucieuse : le cas de Bernard Madoff aux États-Unis, qui fut avant sa chute un représentant éminent de la communauté juive, en est un exemple marquant. Ils se distinguent aussi dans l’art du plagiat. Bien connus, à cet égard, sont les cas de Jacques Attali , Bernard-Henri Lévy, Alain Minc, mais la palme revient sans conteste à l’ancien grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui a été obligé de démissionner honteusement en 2013 après avoir été convaincu de nombreux plagiats.

Einstein. Le sujet du plagiat nous amène à évoquer le cas extraordinaire d’Albert Einstein, Juif allemand, qu’une propagande obsédante nous présente comme le génie absolu. Or, si Albert Einstein s’est attribué la découverte de la théorie de la relativité « restreinte », l’honneur revient en réalité à cet immense savant français que fut Henri Poincaré. De même, pour la théorie de la relativité « générale », qu’il a empruntée à David Hilbert. On se reportera sur cette affaire au document mis en ligne sur le site du Carrefour de l’Horloge et aux livres qui s’y trouvent cités, notamment celui de feu Jules Leveugle.

Dans son Histoire des théories de l’éther et de l’électricité, Sir Edmund Whittaker, mathématicien, astronome et historien des sciences, qui fait autorité sur la question, intitule le chapitre 2 du tome 2, qui est paru en 1953 : « La théorie de la relativité de Poincaré et Lorentz », en précisant dans le corps du texte (p. 40), qu’en 1905 « Einstein a publié un article qui exposait la théorie de la relativité de Poincaré et Lorentz, avec quelques développements ». On ne pouvait pas être plus clair. Comment du reste peut-on être assez crédule pour attribuer à Einstein la paternité d’une théorie dont les équations ont été trouvées par Poincaré, lequel a reconnu qu’elles avaient une structure de groupe et qui les a nommées « groupe de Lorentz » pour honorer le savant dont il avait utilisé les travaux ?

Pour sa part, le professeur Friedwardt Winterberg a montré, dans un article de 2004, qu’Einstein avait plagié Hilbert pour la relativité générale.

La question est donc aujourd’hui clarifiée pour l’essentiel, notamment après la parution de l’article de Winterberg en 2004 :

– C’est Poincaré, et non Einstein, qui a découvert la théorie de la relativité restreinte en 1905.

– C’est Hilbert, et non Einstein, qui a découvert la théorie de la relativité générale en 1915.

– Einstein a plagié Poincaré pour la relativité restreinte. Il a plagié Hilbert pour la relativité générale.

De surcroît, Christopher Jon Bjerknes a démontré dans un livre intitulé Albert Einstein, plagiaire incorrigible qu’Einstein n’avait pas seulement « emprunté » la relativité restreinte à Poincaré et la relativité généralisée à Hilbert, mais qu’il avait procédé selon les mêmes méthodes pour le mouvement brownien, l’équivalence de la masse et de l’énergie, etc. : toute son œuvre est un immense plagiat.

Einstein n’était pas un génie de la science, mais un génie du plagiat.

QI (quotient intellectuel). Je ne peux m’empêcher de sourire quand on nous assène la supériorité du QI des Achkénazes, qui serait, nous dit-on, de 115. Le procédé est un peu gros qui consiste à ôter du groupe juif la moitié de ses membres, à savoir les pauvres Séfarades, pour améliorer la moyenne que ceux-ci tireraient vers le bas… Mais qu’en est-il en réalité ? Il n’y a qu’un seul pays où le Juif est défini avec précision, c’est l’État d’Israël, où on est enregistré avec sa religion et son ethnie. Or, en Israël, les Achkénazes ont un QI moyen de 103, les Séfarades de 91. Comme les deux catégories ont à peu près le même poids démographique, les Juifs israéliens ont un QI de 97 en moyenne, donc inférieur à celui des Français, pourtant tiré vers le bas par les immigrés. Il n’y a aucune raison de penser que les Juifs israéliens soient moins intelligents que les Juifs des autres pays, au contraire : les sionistes étaient l’élite du groupe juif. Par conséquent, il faut admettre que les Achkénazes n’ont pas eux-mêmes un QI de 115, mais de 103 au maximum. Les statistiques présentées habituellement sont frelatées, pour une raison simple : en dehors d’Israël, il est impossible de tracer avec précision la frontière entre le Juif et le non-Juif, a fortiori entre l’Achkénaze et le Séfarade. Il est donc très facile de biaiser ou de truquer les échantillons sur lesquels sont calculés les moyennes. On se souvient de la blague du Juif Disraeli : « Il y a trois sortes de mensonges, le mensonge, le satané mensonge, et la statistique. »

  1. Les Juifs ne sont pas juifs.

Les Juifs actuels ne descendent pas des Juifs de l’Antiquité. Les Achkénazes sont des Turcs khazars, les Séfarades sont des Berbères.

On croit naïvement que les Juifs actuels sont les descendants des Juifs de l’Antiquité. En réalité, il n’en est rien.

Comme l’historien juif israélien Shlomo Sand l’a montré dans Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2010), les Juifs d’aujourd’hui ne sont que pour une faible part les descendants des Juifs qui vivaient en Palestine lors de la destruction du temple de Jérusalem par Titus en l’an 70 : « La vérité est que, avant son repli partiel sur lui-même, quand son entourage chrétien l’eut rejeté dans la marginalité, le judaïsme s’adonna au prosélytisme dans les lieux encore vierges de tout contact avec le monothéisme expansionniste. » Les Palestiniens d’aujourd’hui ont plus de titres à se considérer comme les descendants des Juifs de l’époque du Christ, car la population de la Palestine, tant les Juifs que les Samaritains, s’est en grande partie convertie au christianisme et ensuite à l’islamisme en sorte qu’il y avait très peu d’adeptes de la religion juive en Palestine avant les débuts du mouvement sioniste à la fin du XIXe siècle.

Sand n’a fait que développer une analyse présentée en premier lieu par Ernest Renan, puis par Arthur Koestler dans La treizième tribu. Les Juifs dits Achkénazes, ce qui est censé signifier Allemands en hébreu, sont en réalité des Turcs khazars qui se sont convertis au IXe siècle. Les Juifs dits Séfarades, Espagnols en hébreu, sont en réalité des Berbères convertis au VIe siècle.

C’est d’ailleurs une simple question de bon sens. Si les Juifs avaient une origine commune, il n’y aurait pas en leur sein cette coupure radicale entre les Achkénazes et les Séfarades.

Sur ce sujet, qui est essentiel pour le sionisme, puisque la revendication des Juifs sur la Palestine reposait sur la croyance que les Juifs descendaient des Juifs du Ier siècle, qui auraient été chassés de Palestine après la destruction du temple de Jérusalem en 70, la désinformation est au maximum. On produit de multiples études génétiques, toutes plus fausses et frelatées les unes que les autres, pour démontrer l’indémontrable. Si les Juifs descendaient vraiment d’Abraham, on pourrait s’attendre à ce qu’ils aient tous le même haplotype patrilinéaire (chromosome Y). Or, il n’en est rien. Ils ont des haplotypes variés et l’on relève sans surprise que le plus répandu chez les Achkénazes est le même que chez les Turcs, l’haplotype J, et que le plus répandu chez les Séfarades est le même que chez les Berbères, l’haplotype E.

  1. L’hébreu n’est pas de l’hébreu.

Langue artificielle comme l’espéranto, le prétendu hébreu moderne n’a qu’un vague rapport avec la langue de la Bible.

L’hébreu moderne est un sabir. Langue officielle de l’État d’Israël, c’est une création artificielle due à Éliézer Perelman, alias Éliézer Ben-Yéhouda. Comme pour le volapük ou l’espéranto, celui-ci est parti de langues existantes. De l’hébreu biblique, certes, mais aussi de l’hébreu michnaïque (celui du Talmud) et de l’hébreu médiéval, ainsi que de l’araméen, de l’arabe, du yiddisch, bien sûr, et de plusieurs langues indo-européennes, surtout le russe, mais aussi l’allemand, l’anglais, le français. (Voir le livre du linguiste israélite Claude Hagège, Halte à la mort des langues !, Odile Jacob, 2002.) « L’attachement à l’hébreu ancien, en réalité, concerne surtout les formes (…). Mais, sur le plan du sens, l’hébreu israélien offre l’image d’une manipulation qui peut expliquer l’hostilité des rabbins conservateurs. » (Claude Hagège)

C’est donc une pieuse fiction de le considérer comme une simple variante de l’hébreu authentique, qui était une langue morte, attestée à plusieurs étapes de son évolution. Le Juif Gershom Scholem, le grand spécialiste de la Cabale, a pu écrire : « Les initiateurs du mouvement de renaissance de l’hébreu (…), s’ils avaient été doués de clairvoyance, n’auraient jamais eu le courage démoniaque de ressusciter une langue vouée à devenir un espéranto. »

En effet, dit Claude Hagège, « l’hébreu israélien n’est pas seulement une langue parlée refaite sur de l’écrit, c’est, de surcroît, une langue refaite sur plusieurs langues écrites, et non sur une seule. L’hébreu biblique et l’hébreu michnaïque sont des langues assez différentes l’une de l’autre, pour ne rien dire de la différence entre l’hébreu médiéval, langue au demeurant uniquement écrite, et l’araméen du Talmud. (…) L’hébreu israélien est la reviviscence de plusieurs langues. Le plus étonnant est qu’un tel (…) artifice ait pu réussir. »

À vrai dire, la réussite dont parle Hagège est sociale et politique, mais non pas intellectuelle et culturelle, car un sabir tel que l’hébreu moderne peut difficilement être le véhicule d’une grande culture.

Le prétendu « hébreu moderne » (HM) est ainsi qualifié à tort, car c’est une langue artificielle, donc nouvelle. Ce n’est pas de l’hébreu. C’était bien un sabir à l’origine, stricto sensu, puisqu’il servait à communiquer à des gens qui n’avaient pas la même langue maternelle.

L’hébreu moderne ne peut même pas être classé parmi les langues sémitiques puisqu’il a occidentalisé le système des verbes en distinguant clairement le passé, le présent et le futur, à la différence de celles-ci.

Le vocabulaire de la Bible hébraïque est restreint et a donc été intégré en principe dans l’HM. Comme la syntaxe est relativement simple, il est normal qu’un locuteur de l’HM, qui utilise le même alphabet, puisse lire le texte de la Bible. Quant à le comprendre, c’est autre chose.

De surcroît, l’HM évolue à la vitesse grand V et s’éloigne toujours davantage de celui qu’avait créé Ben-Yéhouda. C’est un sabir mutant.

Si les sionistes avaient été raisonnables, ils auraient adopté le yiddisch, langue des Juifs achkénazes, comme langue nationale. Les Séfarades auraient pu s’y rallier.

Je crois, en suivant le grand linguiste Antoine Meillet, qu’il y a une hiérarchie des langues, dans laquelle l’hébreu ancien, pas plus que le prétendu hébreu moderne, n’occupe un niveau bien élevé ; ils sont en tout cas très inférieurs au français.

  1. L’antisémitisme n’est pas de l’antisémitisme.

Les Sémites, ce sont les Arabes, et non les Juifs actuels. Il est donc absurde de parler d’antisémitisme pour désigner le racisme antijuif.

Il y a plusieurs raisons sérieuses de refuser le terme « antisémitisme » pour désigner le racisme antijuif.

La première est élémentaire. Le mot antisémitisme, construit sur la racine « Sémite » avec préfixe et suffixe, ne peut manquer de désigner les Sémites en général, donc plutôt les Arabes que les Juifs, ces derniers étant en réalité fort peu des Sémites, comme on l’a vu, qu’il s’agisse des Ashkénazes ou des Séfarades (les Berbères ne sont pas des Sémites).

Il est donc singulièrement idiot de parler de l’antisémitisme des Arabes ou des musulmans. Les premiers, les Arabes, étant des Sémites, ne peuvent pas s’en prendre à eux-mêmes. Les seconds, les musulmans, arabes ou non, vénèrent le prophète Mahomet, qui était arabe, donc sémite, et la Parole de Dieu recueillie dans le Coran, qui s’exprime en arabe, langue sémitique.

La deuxième raison est que le terme a été inventé à la fin du XIXe siècle par des auteurs antijuifs qui ont mythifié un éternel combat qui opposerait les Aryens aux Sémites, assimilés aux Juifs, puisqu’il n’y avait pas encore d’Arabes en Europe. Le délire de ces antisémites autodésignés fut d’attribuer aux Juifs une influence démesurée dans l’histoire, influence que ceux-ci n’ont nullement exercée en réalité. La vérité oblige à dire que les Juifs n’ont eu pour ainsi dire aucun rôle dans la formation et l’évolution de l’Occident avant le XIXe siècle. En cherchant bien, on ne peut guère citer que le philosophe Baruch Spinoza, mort en 1677, qui fut du reste ostracisé par les rabbins. Force est de constater que certains auteurs juifs, atteints de chauvinisme communautaire, ont trouvé flatteur ce rôle éminent que leur attribuaient leurs ennemis et qu’ils ont adopté paradoxalement le terme d’antisémitisme avec enthousiasme. C’est un cas typique de ce que l’on peut appeler une complicité d’opposition, où deux ennemis s’entendent implicitement pour faire prévaloir une idée commune, dans laquelle chacun croit trouver son compte.

La troisième raison, fondamentale, de refuser le terme « antisémitisme », c’est qu’il est lui-même raciste. Il connote et suggère l’idée que l’antisémitisme ne serait pas un racisme comme les autres, donc que les Juifs seraient une race à part au sein du genre humain et que les malheurs et persécutions dont ils sont ou ont été victimes ne seraient pas comparables aux autres. Ce qui est le dogme central de la religion de la Choah dont nous allons parler ci-après. La dénonciation sempiternelle « du racisme et de l’antisémitisme » est elle-même raciste. En effet, s’il est vrai que les Juifs constituent une ethnie et non une race au sens biologique du terme, il en va tout autant de nombreux autres groupes ethniques qui seraient victimes de ce « racisme », par exemple les Arabes : le terme de « racisme » est donc couramment et même officiellement employé pour des groupes qui ne sont nullement des races au sens strict. Ainsi, puisque la formule met les Juifs à part, elle suggère que les Juifs seraient d’une autre essence que les autres hommes. C’est du racisme talmudique !

Il vaut donc mille fois mieux parler de racisme antijuif plutôt que d’antisémitisme. Ou, mieux encore, puisque, par exemple, positif a donné positivisme, « antijuif » peut et doit donner antijuivisme. Toute regrettable qu’elle soit, l’hostilité envers les Juifs doit enfin trouver un nom approprié et il n’y en a pas de meilleur que celui-ci : l’hostilité envers les Juifs doit être nommée « antijuivisme » et non plus, absurdement, « antisémitisme ».

  1. Les Juifs sont des immigrés comme les autres.

Expulsés en 1394, les Juifs étaient très peu nombreux en France en 1789. Ils ont immigré au XIXe et au XXe siècles. À la différence des Italiens ou des Espagnols, ils ne se sont pas assimilés à la communauté nationale.

Les Juifs ont été expulsés de France en 1394 par le roi Philippe VI le Bien-Aimé (qui n’avait pas encore perdu la raison). En 1789, il n’y avait quasiment pas de Juifs en France. On en trouvait quelques milliers en Alsace, annexée par Louis XIV en 1648, et que celui-ci n’avait pas expulsés, quelques centaines en Avignon et dans le Comtat-Venaissin, possessions du pape qui allaient bientôt être annexées, quelques centaines dans le Sud-Ouest, Marranes ou crypto-chrétiens qui judaïsaient en secret et qui étaient venus du Portugal. Au total, peut-être 6.000. Ils sont aujourd’hui 100 fois plus nombreux, 600.000 environ. Les Juifs sont des immigrés comme les autres. Les Achkénases sont venus d’Europe de l’est au XIXe et au XXe siècles, les Séfarades d’Afrique du nord dans la seconde moitié du XXe siècle après l’indépendance du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie, sachant que le décret du Juif Crémieux avait accordé la nationalité française aux Juifs d’Algérie, et à eux seulement, non aux musulmans, en 1870.

Le fait est que ces Juifs immigrés ne se sont pas en général assimilés, à la différence, par exemple, des Italiens ou des Espagnols. Ils ont cultivé au contraire une solidarité communautaire qui les met à part de la communauté nationale. La formule dont beaucoup se réclament, non sans impudence, « Juif à la maison, Français dans la rue », est sans ambiguïté. Elle signifie incontestablement : « Juif en réalité, Français en apparence ».

  1. Dreyfus était coupable et l’affaire Dreyfus fut un complot juif.

Contrairement à une idée reçue, il ne fait pas de doute que le capitaine Alfred Dreyfus, Juif français, s’est rendu coupable de trahison au profit de l’Allemagne.

J’ai longtemps réservé mon jugement sur la culpabilité du capitaine Alfred Dreyfus, qui fut condamné en 1894 à la détention perpétuelle pour avoir livré des secrets militaires à l’Allemagne, avant d’être finalement acquitté en 1906 par la cour de cassation. J’avais beaucoup lu sur la question, notamment le livre de l’avocat juif Jean-Denis Bredin, et tous ces ouvrages présentaient Dreyfus comme un malheureux innocent victime d’un complot antisémite. Mais la démonstration était compliquée et laissait un doute. Il devrait aller de soi que la vérité de l’accusation portée contre Dreyfus est une question de fait et que l’on ne devrait faire intervenir aucune autre considération. Ce n’est évidemment pas parce que Dreyfus était juif qu’il était coupable ni, en sens contraire, parce qu’il était juif qu’il était innocent.

C’est donc avec le plus grand intérêt que j’ai lu le livre remarquable d’Adrien Abauzit sur l’affaire Dreyfus, publié en 2018 (L’affaire Dreyfus entre farces et grosses ficelles, éditions Altitude). La démonstration qu’il apporte est irréfutable et règle définitivement la question : Dreyfus était coupable.

Il est d’ailleurs aisé de résumer les quatre principales preuves de sa culpabilité. (1) Dreyfus était le seul à disposer des informations qui figuraient dans le fameux bordereau retrouvé dans la corbeille à papiers de l’attaché militaire allemand. (2) L’épreuve de la dictée : quand son supérieur, qui avait fait semblant de s’être foulé le poignet, lui a demandé d’écrire sous sa dictée un texte qui commençait de manière anodine et qui reprenait ensuite celui du bordereau, le stratagème a réussi admirablement. Dreyfus a subitement changé son écriture au moment précis où il reproduisait le texte du bordereau, ce qui prouvait qu’il en était l’auteur. (3) Les experts en écritures, dont l’éminent Alphonse Bertillon, ont confirmé que celle du bordereau appartenait bien à Dreyfus (la contre-expertise demandée au grand mathématicien Henri Poincaré en 1906, lequel ne connaissait rien à l’expertise ès écritures et qui s’était égaré en dehors de son domaine de compétence, a atteint un sommet du ridicule). (4) Dreyfus a avoué par deux fois qu’il était coupable.

Cela n’a pas empêché la cour de cassation, dans une parodie honteuse de la justice, d’annuler la condamnation de Dreyfus et, violant la loi, de ne pas renvoyer l’affaire devant un autre tribunal que celui qui l’avait condamné. Cette comédie judiciaire, inspirée par des motifs politiques (sans que l’on puisse exclure en outre la corruption des magistrats) n’avait aucun rapport avec la recherche de la vérité.

Or, Dreyfus n’était pas le premier espion à se faire prendre. On n’avait pas parlé des précédents. Pourquoi a-t-on autant parlé de celui-ci ? Parce que trois personnes, toutes trois juives, son frère, Mathieu Dreyfus, le député Joseph Reinach et le journaliste Bernard Lazare, qui croyaient probablement en son innocence, ont fait campagne en sa faveur. Parce qu’ensuite ces trois personnes ont trouvé des appuis considérables dans le groupe juif, de la part notamment des Rothschild, et qu’un véritable complot s’est développé en faveur d’Alfred Dreyfus pour le faire passer pour une victime emblématique de l’antisémitisme et, au-delà de ce cas particulier, pour imposer aux Français une doxa où les antisémites sont des méchants, les Juifs des victimes, et où toute critique contre un Juif peut être taxée d’antisémitisme, ce qui finit par donner aux Juifs une sorte d’immunité ou de privilège.

La droite française, dans l’ensemble, a fait preuve dans cette fameuse affaire d’une stupidité stratégique exceptionnelle. Dans un pays comme la France, marqué par l’universalisme, on ne pouvait pas invoquer des intérêts particuliers, fussent-ils aussi nobles que la défense de l’armée française, contre un principe universel, la justice, laquelle demande que le doute bénéficie à l’accusé et qu’un innocent ne puisse pas être condamné..

La droite est tombée stupidement dans le piège qui lui était tendu. Elle aurait dû s’en tenir aux faits, et à rien d’autre, en refusant de discuter d’autre chose que de la vérité des faits.

  1. Il y a une religion de la Choah

Depuis la loi Gayssot du 13 juillet 1990, la France n’est plus vraiment un pays laïc. Elle a une religion officielle : la religion de la Choah.

Selon Julien Freund, c’est le sacré qui est l’essence de la religion, le sacré s’opposant au profane. Il y a donc bien une religion de la Choah. (Précisons qu’il vaut mieux écrire choah à la française, avec ch au début, puisque les quatre lettres de l’alphabet hébreu « chine vav aleph hè », du mot choah, qui signifie catastrophe se transcrivent ainsi phonétiquement en français. Sh, c’est en anglais.) Cette religion a ses dogmes, ses martyrs, ses saints, son culte, et l’école publique dispense à nos enfants une instruction religieuse sur la Choah.

On disait autrefois « Holocauste » pour désigner l’extermination des Juifs par l’Allemagne hitlérienne pendant la seconde guerre mondiale. Le terme a été popularisé par la série américaine Holocaust réalisée par les Juifs Marvin Chomsky et Gerald Greeberg et diffusée en 1978. Ce terme, d’origine grecque, n’était pas bien choisi puisqu’il désignait un sacrifice rendu à Yahvé. On continue quand même à l’employer dans les pays anglo-saxons (Holocaust, donc, en anglais). Chez nous, c’est le film documentaire Shoah du Juif Claude Lanzmann, diffusé en 1985 et qui dure plus de dix heures, qui a imposé le terme. Shoah (ou Choah, pour nous), on l’a vu, signifie catastrophe en hébreu. Il a d’abord été employé pour qualifier l’expulsion des Juifs d’Espagne décidée en 1492 à l’issue de la Reconquista, de la Reconquête, par los reyes católicos (le roi et la reine catholiques), Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille. Il a été recyclé par Lanzmann pour donner au populicide juif un nom propre qui le mettait à part des autres populicides, lesquels ont été malheureusement fort nombreux dans l’histoire.

On notera au passage que Claude Lanzmann, qui fut l’amant de Simone de Beauvoir et qui la partageait avec Jean-Paul Sartre, a ainsi établi un pont entre la philosophie existentialiste et la religion choahtique, lesquelles se sont conjuguées pour imposer le cosmopolitisme comme idéologie dominante.

La loi Gayssot du 13 juillet 1990 (proposée par le député communiste Jean-Claude Gayssot) a ajouté à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui ne mérite plus son titre, un nouvel article 24 bis ainsi rédigé :

« Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »

En clair, la loi Gayssot a créé un nouveau délit : la contestation des « crimes contre l’humanité » définis par le tribunal de Nuremberg constitué à la fin de la seconde guerre mondiale pour juger les dirigeants du régime hitlérien.

Cette loi et l’application que l’on en a fait sont extravagantes à un triple titre.

Premièrement, la loi Gayssot institue un délit d’opinion d’un nouveau type, qui porte sur un point d’histoire. C’est d’autant plus contestable que le tribunal de Nuremberg a été mis en place par les vainqueurs pour juger les vaincus, ce qui ne donnait pas les meilleures garanties d’objectivité. Il s’est du reste soigneusement abstenu de juger des crimes commis par les Alliés, notamment les bombardements américains sur les populations civiles allemandes ou japonaises, comme à Hambourg, Dresde, Hirochima et Nagasaki, qui ont fait au moins un million de morts, hommes, femmes et enfants. On a envie d’ajouter : à quoi bon ? On n’a pas fait de loi pour interdire aux platistes de soutenir que la terre est plate. La vérité doit s’imposer par l’examen des faits et la force de l’évidence, et non par les rigueurs de la loi.

Deuxièmement, la cour de cassation a violé en l’espèce tous les principes du droit pénal. La loi pénale doit toujours être interprétée de façon restrictive, or celle-ci a estimé que la simple minimisation valait contestation du crime contre l’humanité, c’est-à-dire de la Choah. C’est scandaleux et c’est aussi très embarrassant : faudrait-il condamner celui qui affirmerait que la Choah aurait fait 5.500.000 malheureuses victimes juives au lieu de 6.000.000 ? De plus, il devrait aller de soi qu’en matière pénale le doute doit bénéficier à l’accusé (ou au prévenu) : in dubio pro reo. Or, la cour de cassation estime ici qu’une simple insinuation vaut condamnation. On voit bien que l’on n’est plus vraiment dans le domaine du droit, mais dans celui de la religion. Si peu que l’on égratigne le dogme, l’hérésie ou le blasphème est avéré.

Troisièmement, et c’est là le plus grave et le plus scandaleux, la loi Gayssot et donc la répression de la « contestation des crimes contre l’humanité » est réservée à la Choah, c’est-à-dire aux malheurs des Juifs. Lorsqu’il fut question d’étendre cette répression de la contestation au populicide arménien, le Juif Robert Badinter s’est employé à bloquer cette menace qui aurait porté atteinte au privilège des Juifs. Ils doivent avoir, selon la religion de la Choah, sinon le monopole de la souffrance, du moins celui de son culte.

La religion de la Choah a quatre dogmes :

– 1. plan d’extermination

– 2. six millions de morts

– 3. chambres à gaz

– 4. incomparabilité.

La loi Gayssot protège les dogmes n° 2 et n° 3 de la religion de la Choah contre l’hérésie et le blasphème.

En revanche, on peut discuter du plan d’extermination, c’est-à-dire de l’intention. Évoquant un colloque organisé à la Sorbonne en juillet 1982 sur le thème « L’Allemagne nazie et le génocide juif », nous pouvions écrire : « Comme on n’a pas retrouvé de document explicite ordonnant le génocide, les historiens qui ont participé à ce colloque se divisaient en deux catégories. Les “intentionnalistes” considèrent que le plan existait bien, mais que les ordres ont été donnés par oral ou dans un langage codé. Les “fonctionnalistes” estiment, quant à eux, qu’il n’y a jamais eu de décision générale d’extermination et que celle-ci est le résultat du fonctionnement de la machine bureaucratique national-socialiste ; il aurait provoqué un tel afflux de déportés dans les camps de concentration que les commandants auraient pris des initiatives locales d’extermination. » (Henry de Lesquen et le Club de l’Horloge, Penser l’antiracisme, Godefroy de Bouillon, 1999, chap. 5, « Peuples bourreaux, peuples martyrs : la responsabilité est-elle héréditaire ? » p. 110). Faut-il préciser que les historiens “révisionnistes”, tels David Irving et Robert Faurisson, n’étaient pas invités à ce colloque ?

Quant au dogme n° 4, il est non seulement licite, mais indispensable de le contester, puisque, comme nous l’avons souligné, c’est lui qui donne à la religion de la Choah sa dimension raciste.

Les choahs, génocides, populicides, ont en effet, hélas, été très nombreux dans l’histoire. Comme on l’a vu, les Juifs de l’Antiquité se sont vantés dans l’Ancien Testament des génocides réels ou prétendus qu’ils avaient perpétrés. On ne saurait certes banaliser un populicide, quel qu’il soit, tant la masse de morts et de souffrances que ce mot évoque suscite l’effroi et la compassion. Mais on peut et on doit refuser de faire de l’un d’entre eux, en l’occurrence le populicide juif, un cas à part qui mériterait plus d’émotion que les autres. Donc, puisque le mot de « Choah » est maintenant imposé dans l’usage courant, nous devons en faire un nom commun plutôt qu’un nom propre et parler en conséquence de la choah des Arméniens en 1915 comme de la choah des Juifs entre 1939 et 1945.

La choah des Juifs due aux Allemands a fait trois fois moins de morts que la choah des Slaves, Russes, Biélorusses et Ukrainiens, due aux Juifs dirigeant l’URSS et son appareil répressif (Tchéka, NKVD, Goulag) de 1917, révolution bolchévique, à 1953, mort de Staline. Ce Slavocide a fait au moins dix-huit millions de morts, trois fois plus donc que les six millions de Juifs assassinés selon le tribunal de Nuremberg. Lénine était turc par son père, mais juif par sa mère, et il était épaulé par le Juif Trotsky. D’ailleurs, 80% des membres du Politburo étaient juifs en 1917. La dénonciation du « judéo-bolchévisme » n’était donc pas sans fondement. Staline était géorgien et non juif, mais son bras droit, jusqu’à sa mort en 1953, était le Juif Lazare Kaganovitch, qui fut notamment responsable de l’Holodomor (mot ukrainien qui signifie « extermination par la faim »), des Ukrainiens, chapitre important de ce Slavocide et qui a fait trois millions de morts en 1932 et 1933.

N’oublions pas non plus que l’enseignement du Juif Marx a fait cent millions de morts dans les pays communistes depuis la révolution de 1917 en Russie et que cela continue en Chine, en Corée du nord, au Vietnam et au Laos.

Pour notre part, nous ne sommes pas adepte de la religion de la Choah, tout en étant évidemment sensible aux terribles persécutions que les Juifs ont subies, et nous sommes plus particulièrement ému par deux autres catastrophes. D’abord, un populicide oublié : l’extermination d’un million de nos ancêtres les Gaulois par les armées romaines de Jules César entre -58 et -51. C’était le dixième de la population de la Gaule à l’époque et donc l’équivalent de six millions de victimes aujourd’hui puisque la France a six fois plus d’habitants. L’autre populicide qui nous afflige le plus, c’est celui des Vendéens perpétré par les colonnes infernales du général Turreau sur ordre de la Convention en 1794 et les massacres qui ont suivi jusqu’en 1796. Ils ont fait au moins 100.000 morts, peut-être le double. Honneur à la résistance héroïque de la Vendée militaire contre la tyrannie jacobine !

La religion de la Choah est raciste puisqu’elle met les souffrances des Juifs au-dessus de celles des autres hommes. Elle consacre la mise à part des Juifs, dont le sort est tenu pour infiniment plus intéressant que celui des autres peuples.

La France n’est plus un pays laïc puisque la religion de la Choah fait l’objet d’un culte et d’un enseignement officiels.

La religion de la Choah a supplanté la religion du Golgotha, du mont sur lequel Jésus a été crucifié. Lorsque le pape Jean-Paul II a ordonné aux carmélites de déguerpir du camp d’Auschwitz parce que les organisations juives l’exigeaient, n’admettant pas que des chrétiens puissent prier pour leurs morts et montrant à cet égard le mépris dans lequel ils tenaient les nombreuses victimes non juives de ce camp, il a consacré honteusement la subordination de la religion dont il était le chef à la nouvelle religion établie en France par la loi Gayssot et dans plusieurs pays d’Europe par des lois équivalentes. La religion de la Choah est un judaïsme pour les « Goyim », les non-Juifs. La commémoration permanente et rituelle des six millions de Juifs assassinés remplace la foi dans la mort du Christ crucifié pour le salut du genre humain.

La religion de la Choah est à la base du système politique actuel. Le cosmopolitisme, qui est devenu l’idéologie dominante après 1968, s’impose principalement par l’antiracisme, dont le socle est la religion de la Choah. Si on est contre l’immigration, on est taxé de racisme, et tout raciste est assimilé par la reductio ad Hitlerum à un « nazi » qui voudrait pousser les Juifs dans les chambres à gaz…

Il est crucial de rejeter la religion de la Choah. Afin de vous en convaincre, je vous proposerai pour finir le théorème du grand remplacement :

Le grand remplacement est la conséquence de l’immigration.

L’immigration est la conséquence de l’antiracisme.

L’antiracisme est la conséquence de la religion de la Choah.

Donc, le grand remplacement est la conséquence de la religion de la Choah.

Henry de Lesquen

Remarque : cet article reprend, après quelques additions et modifications, le texte d’une conférence prononcée au Carrefour de l’Horloge, à Paris, le 28 février 2020.

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