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La Sainte Trinité au regard de la tradition indo-européenne, par Jean Haudry

Avertissement

Né en 1934, le professeur Jean Haudry est aujourd’hui le maître des études indo-européennes. Georges Dumézil (1898-1986), qui le fut avant lui, l’ayant recommandé aux éditions PUF, il a écrit deux ouvrages de référence dans la collection “Que sais-je ?” : L’indo-européen (1979) et Les Indo-Européens (1981). Il a créé le concept fondamental de “tradition indo-européenne”, laquelle englobe l’idéologie tripartie ou modèle des trois fonctions analysé par Dumézil. Il l’a illustré par deux contributions remarquables, qui ont fait date, La triade pensée, parole, action dans la tradition indo-européenne (Archè, Milan, Italie, 2009) et Le feu dans la tradition indo-européenne (Archè, Milan, Italie, 2016). Le présent texte, qui n’avait pas encore été publié, examine les préfigurations du dogme chrétien de la Sainte Trinité qui apparaissent dans les religions indo-européennes et surtout dans le mazdéisme.

La Sainte Trinité au regard de la tradition indo-européenne

Il est probable que l’introduction dans le monothéisme judéo-chrétien de la notion de trinité qui apparaît à la fin de l’Evangile de Matthieu (28,18, trad. Buzy : « Allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ») provienne, comme l’ont supposé plusieurs auteurs, du monde indo-européen, où abondent les structures ternaires et les triades divines. Mais aucune des triades attestées n’a la moindre chance d’avoir fourni le modèle de la trinité chrétienne, car elles réunissent des entités distinctes préexistantes et ne constituent pas un dieu unique en trois personnes. La Sainte Trinité n’est pas une triade (1).

En revanche, elle semble préfigurée dans le mazdéisme où la notion d’unité d’une pluralité est présente dès la période la plus ancienne, celle des Gâthâs de Zarathushtra, avec les Saints Immortels (ou Immortels Bénéfiques) qui sont de simples attributs du Dieu suprême Ahura Mazdâ « Seigneur Sagesse ». Mais il s’agit de l’unité d’une pluralité flottante et non de celle d’une triade fixe. La « tri-unité » apparaît dans les rapports privilégiés qui s’établissent entre Ahura Mazdâ, l’entité Spanta Manyu « Esprit Bénéfique, Saint Esprit », et le Feu qui, dans l’Avesta récent, devient le fils du Dieu suprême. Dans cette conception de la Trinité, Fils et Esprit se rattachent directement au Père : l’un est fils du Père, l’autre esprit du Père. L’Esprit ne dépend donc pas du Fils comme dans la conception catholique depuis l’addition du Filioque.

1. Une « trinité mazdéenne » ?

1.1 Le Saint Esprit

Prise isolément, la coïncidence entre le Saint Esprit chrétien et l’Esprit Bénéfique mazdéen pourrait être fortuite, et même être contestée, car chacun des deux termes pose un problème.

L’adjectif avestique signifie « bénéfique » et non « saint », mais ses correspondants baltiques et slaves ont le sens de « saint ». Le passage de « bénéfique » à « saint » est donc bien attesté.

D’autre part, à l’origine, le substantif manyu- ne signifiait pas « esprit », mais « fureur », et ce sens figure encore dans l’Avesta ancien. L’entité correspondante ne devait pas être Spanta Manyu, mais Ahra Manyu « Fureur douloureuse », le futur Ahriman. Spanta Manyu a dû venir après, tandis que manyu-, sans perdre complètement son sens originel de fureur, prenait celui d’esprit, doublant manah- (ci-dessous § 1.3). Or l’existence d’un Esprit du mal, opposé à la fois à un Esprit du bien, qui est l’un des attributs du Dieu suprême, et au Dieu suprême lui-même dans une conception dualiste, rend moins probable l’hypothèse d’une simple coïncidence : l’Esprit bénéfique mazdéen préfigure le Saint Esprit comme l’Esprit du mal préfigure le Satan du christianisme.

1.2 Le Fils

Il existe dans les divers panthéons deux types de « dieu fils » (2) : un fils de la Terre-Mère, un fils du Ciel-Père. Le premier est le dieu du cycle annuel de populations agricoles, qui meurt à l’arrivée de l’hiver et renaît au printemps. Le second est un dieu guerrier de populations pastorales. Le Christ ne s’identifie à aucun des deux. Sa mort et sa résurrection ne doivent rien au cycle annuel, et il ne se rattache pas à une déesse mère, mais à un dieu père. D’autre part, bien que fils de Dieu le Père, il n’a rien d’un jeune guerrier : il prêche la paix et le pardon des offenses. Or, dans le monde indo-iranien est apparue une troisième figure de dieu fils, celle du Feu divin « fils de lui-même », « Rejeton des Eaux », du feu sacrificiel « fils de l’officiant » ou « fils de la force » (utilisée pour le produire par le moyen du tourniquet à feu), et « fils d’une vierge » – ou de plusieurs. C’est à ce troisième type de dieu fils que se rattache le Christ à travers la conception avestique du Feu, fils d’Ahura Mazdâ.

Dans l’Avesta ancien, la formule qui lui relie le Feu divin Âtar « Feu d’Ahura Mazdâ » ne précise pas la nature de leur relation. Bien que le Feu ne fasse pas partie de l’ensemble des Immortels Bénéfiques, elle doit être similaire. Mais non identique : le Feu n’est pas l’un des attributs du Dieu suprême; il est sa substance même ; son être est fait de lumière, la composante principale du feu. Dans l’Avesta récent, le Feu devient son fils : un fils consubstantiel au père.

1.3 Le groupement des trois personnes

Dans l’Avesta ancien, le groupement des trois personnes s’observe en un passage du Yasna, 46, 7 : « Quel gardien m’as-tu donné, Mazdâ, si celui du mensonge ose me faire du mal, sinon ton Feu et ton Esprit ? » Mais ici l’Esprit est exprimé par la forme manah-.

Dans l’Avesta récent, il s’observe dans le mythe de la Fortune (hvarnah-), Yasht 19, 45 et suiv. : l’Esprit Bénéfique affronte le Mauvais Esprit ; il est assisté du Feu, fils d’Ahura Mazdâ, opposé au Serpent Barbare (Azhi Dahâka). A première vue, il semble que l’affrontement n’ait pas de vainqueur, puisque la Fortune échappe aux antagonistes pour se réfugier dans la mer aux multiples fosses où elle est saisie par le Rejeton des Eaux. Mais ce personnage est l’une des formes du Feu divin, le « Feu des Eaux ». L’attestation est sûre et significative, car elle repose sur un événement décisif de l’histoire du monde : la victoire des champions du Bien (de la Vérité) sur ceux du Mal (du Mensonge). Et bien qu’il n’ait pas pris part au combat, cette victoire est celle d’Ahura Mazdâ. On note que dans ce passage deux des entités en présence ont un auxiliaire ou, pour l’un d’eux, un double : le Mauvais Esprit a pour allié le Serpent Barbare, le Feu, fils d’Ahura Mazdâ, a pour double le Rejeton des Eaux.

1.4 Feu et Esprit

Une trinité Ahura Mazdâ, Feu, Esprit est préfigurée dans l’Avesta ancien, Yasna 36, 1 : « En premier lieu, nous te rendons hommage, ô Ahura Mazdâ, avec la communauté de ce Feu et avec ton Esprit bénéfique, qui peut être souffrance pour celui que tu voues à la souffrance. » Ici, l’esprit (manyu-) d’Ahura Mazdâ est ambivalent : bénéfique par nature, vis-à-vis du fidèle mazdéen, mais maléfique vis-à-vis de l’infidèle ; c’est alors une « sainte fureur ». Le culte d’Ahura Mazdâ consiste à la fois dans la célébration par la communauté du rituel du feu et dans l’action en ce monde : aide au fidèle, lutte contre l’infidèle.

Mais Feu et Esprit peuvent s’identifier, ibid. 3 : « Tu es vraiment le Feu d’Ahura Mazdâ ; tu es vraiment son Esprit Bénéfique. » Ici, les deux entités n’en font qu’une. Cette confusion se retrouve dans le christianisme (ci-dessous § 3.3).

2. Le Christ et la mythologie du Feu divin

Plusieurs motifs de la mythologie indo-européenne des Feux divins ont pu contribuer à la conception chrétienne du Fils de Dieu.

2.1 La mère virginale du Feu

La vierge mère est l’un des nombreux exemples de la coïncidence des contraires (3) dont les diverses religions font grand usage. Le personnage de la Vierge Marie pourrait se rattacher à la vierge avestique Eredat-fedhri, mère du « sauveur à venir » (saoshyant) Astvat-ereta « Vérité incarnée » et, à travers elle, à la mère virginale du Feu divin qui, paradoxe dans le paradoxe, est souvent plurale. Une strophe des hymnes à Agni du Rigveda fait allusion à la naissance virginale du Feu divin, 4, 7, 9 c : « (l’autre merveille est que), sans avoir été fécondée, sa mère reçoit l’embryon. » Une autre strophe consacrée à Agni hors du groupe d’hymnes qui lui sont destinés donne la clef de l’énigme, 3, 55, 5 : « Installé chez les premières, gravissant les suivantes, (le Feu) est à l’intérieur des jeunes pousses, sitôt nées. Elles l’enfantent, enceintes sans avoir été fécondées. » Il s’agit du bois dans lequel un feu latent réside comme un embryon dans sa mère, et d’où il sort quand le bois brûle, sans qu’il y ait eu de fécondation. Si le récit de la vie du Christ s’inspire de la mythologie du Feu divin, il est naturel qu’il ait une mère virginale.

2.2 Jésus et Dionysos

2.2.1 Le Feu « divin enfant »

Dionysos au berceau a été comparé par plusieurs auteurs à l’Enfant Jésus. Or, Dionysos est initialement un représentant du Feu divin : le feu des boissons alcoolisées. Et, comme Âtar, il est le fils du Dieu suprême : son nom signifie « fils de Zeus » (*diwos sûnos, avec l’interversion de s et n).

2.2.2 Miracles du vin

Dans son Histoire Naturelle, Pline l’Ancien rapporte qu’aux nones de janvier une source dont l’eau a l’odeur de vin coule dans le temple de Dionysos sur l’île d’Andros, et précise ailleurs qu’à Andros le vin coule de la source de Dionysos pendant les sept jours consacrés au dieu, et que, si le liquide est sorti du temple, le goût se change en celui de l’eau. Comme l’indique clairement cette dernière remarque, il ne s’agit pas d’une substitution matérielle du vin à l’eau dans la fontaine, mais d’un miracle, ou d’une illusion. On signale dans la mythologie de Dionysos d’autres miracles du vin, qui ont été rapprochés de celui des Noces de Cana (4).

2.2.3 Consubstantialité

Selon le rhéteur Aristide, « Zeus et Dionysos seraient un même dieu » (5). Turcan commente : « Comme il vient d’évoquer quelques lignes plus haut les « hymnes parfaits » d’Orphée et de Musée, on voit d’où peut dériver ce « dogme » avant la lettre de la consubstantialité du Père et du Fils : en effet, Zeus a fait part à son fils de ses attributs divins parce qu’il l’a aimé plus que tous les autres, hommes ou dieux. »

2.3 La passion des Feux divins

Différents dieux incarnant le Feu ou étroitement liés à lui subissent une passion, et certains d’entre eux meurent et ressuscitent.

2.3.1 Prométhée

L’exemple le plus évident est celui de Prométhée attaché sur le Caucase pour avoir aidé les hommes en dérobant le feu. Il s’agit d’une légende que les Grecs ont empruntée aux Caucasiens, ou élaborée en commun avec eux. Initialement, Prométhée incarne le Feu divin « ami des hommes ».

2.3.2 Dionysos

Lié à Prométhée, et ancien Feu divin, Dionysos subit lui aussi une passion ; de plus, il meurt et renaît. Le Dionysos de Delphes meurt et ressuscite sous la forme d’un nouveau-né, « Dionysos au berceau » (ci-dessus § 2.2.1).

2.3.3 Baldr

Le portrait qu’en trace Snorri, Gylfaginning, chapitre 32 (trad. Dillmann), « il est beau et si brillant qu’il émet de la lumière », convient à un ancien Feu divin. Il est le fils du dieu suprême Odin, mais il n’est que le second après Thor « tonnerre », forme céleste du Feu. L’essentiel de sa mythologie tient dans sa mort et sa résurrection : il est tué à l’instigation de Loki, autre forme du Feu divin, et, seul de tous les dieux, il reviendra dès le début du cycle à venir. Ce n’est donc pas sans raison que les chrétiens l’ont rapproché du Christ.

2.3.4 Signification de ces légendes

Ces légendes de mort et de résurrection des Feux divins ont chacune leur signification propre à l’intérieur du domaine auquel elles appartiennent. Mais il est probable que toutes, initialement, se fondent sur le cycle quotidien du feu mis en sommeil le soir et réveillé le matin, et celui du feu qu’on éteint et qu’on rallume chaque année : le rite du « feu nouveau », que l’Eglise a conservé.

3. Le Christ, le Saint Esprit et le feu

3.1 Le baptême de feu

Deux des quatre évangélistes, Matthieu 3, 11 et Luc 3, 16, associent le feu au baptême que pratiquera Jésus : « Il vous baptisera dans l’esprit saint et dans le feu. » L’Esprit Saint représentant l’une des personnes de la Trinité, on peut supposer un statut identique pour le feu.

3.2 Le Christ et le soleil

Une homologie a été établie très tôt entre le Christ et le soleil, forme céleste du feu. Dans l’évangile de Jean, 3, 30, Jean Baptiste dit de Jésus : « Il faut qu’il croisse et que moi, je décroisse », ce qui signifie évidemment que la secte de Jésus était appelée à un plus grand avenir que celle de Jean ; mais l’assertion prend un sens nouveau quand la naissance du Christ est fixée à proximité du solstice d’hiver et l’une des deux fêtes de Saint Jean à proximité du solstice d’été.

3.3 Le Saint Esprit et le feu

Les langues de feu de la Pentecôte, Actes des Apôtres, 2, 3-4, relient le feu au Saint Esprit. Il apparaît donc que le lien entre le feu et le Fils n’a été ni exclusif ni immédiat. Cette confusion, qui aurait pu aboutir à une binarité, s’observe déjà dans l’Avesta ancien (ci-dessus § 1.4). Il en va de même quand le Saint Esprit est identifié à l’amour du Père et du Fils.

3.4 Le Christ forgeron

L’ensemble des miracles du Christ réunis par Edsman (6) dans les légendes médiévales confirme sa nature originelle : comme Feu divin, il est le Forgeron idéal, que le forgeron humain s’efforce en vain d’imiter.

3.5 Le feu dans l’imaginaire chrétien

Selon Gilbert Durand (7), « c’est sous l’aspect igné que la divinité se révèle dans ses manifestations ouraniennes, aux apôtres de la Pentecôte, à saint Bonaventure comme à Dante. Le feu serait ce « dieu vivant et pensant » qui, dans les religions aryennes d’Asie, a porté le nom d’Agni, d’Âtar, et chez les chrétiens de Christ. Dans le rituel chrétien le feu joue encore un rôle important : feu pascal, feu conservé pendant toute l’année ; et les lettres mêmes du titre de la croix signifieraient « Igne Natura Renovatur Integra » (8) ».

Ces quelques exemples, que l’on pourrait aisément multiplier, ne tendent pas à mettre en question la réalité historique du Christ, mais seulement à montrer comment s’est constituée la Sainte Trinité.

4. La filiation des conceptions

Il va de soi que le projet initial des premiers chrétiens n’était pas de substituer la conception mazdéenne d’un Feu divin fils du dieu suprême complétée, pour former une trinité, par celle d’un Esprit saint, à celle du Dieu unique d’Israël : projet inconcevable, et qui n’aurait eu aucune chance d’aboutir dans un milieu juif. Il en va tout autrement d’un projet messianique. Le messie, descendant de David, est roi, comme son ancêtre. D’où sa désignation, qui signifie « oint », rendue en grec par christos, qui a le même sens. Or, le roi est dit « fils de YHWH », Psaume 2, 7, « fils aîné de Dieu », Psaume 89, 28. Mais « fils de Dieu » n’équivaut pas à « Dieu le fils ». Il existe par ailleurs des « fils de Dieu », beney elohim, dont certains sont de nature ignée : les séraphins. Il est probable que ces conceptions purement juives ont été réinterprétées à partir de conceptions mazdéennes.

5. Emprunts au mazdéisme à travers le judaïsme

Antérieurement à la constitution de la conception trinitaire, plusieurs notions mazdéennes se sont introduites dans le christianisme à travers le judaïsme tardif. On cite généralement, outre le démon Asmodée qui représente aêshma daêva, « le démon Fureur » de l’Avesta : la croyance à l’immortalité de l’âme, la résurrection des morts, le jugement des morts (jugement particulier immédiatement après la mort, jugement dernier à la fin des temps), le paradis et l’enfer, les anges, en particulier l’ange gardien, et le diable, qui doit plus à Ahriman qu’au Satan hébraïque.

Jean Haudry

1) Catéchisme de l’Eglise catholique (Paris, Mame/Plon, 1992), p. 63 § 253 : « La Trinité est Une. » Emmanuel Durand, La Périchorèse des personnes divines (Paris, Cerf, 2005), p. 29.

2) Franz-Rolf Schröder, « Die zwei Typen des Göttersohnes », Germanisch-Romanische Monatsschrift, 44, 1963, 193-204.

3) Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions (Paris, Payot, 1975), § 159.

4) J. Vürtheim, « The Miracle of the Wine at Dionysos’Advent ; On the Lenaea Festival », Classical Quaterly, 14, 1920, 92-96.

5) Robert Turcan, « Dionysos Dimorphos : Une illustration de la théologie de Bacchus dans l’art funéraire », Mélanges d’archéologie et d’histoire, 70, 243-293.

6) Carl-Martin Edsman, Ignis Divinus (Lund, Gleerup, 1949).

7) Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire, 11e éd. (Paris, Dunod, 1992), p. 197.

8) « Le nature est complètement renouvelée par le feu. » Réinterprétation du sigle qui correspondait initialement à « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ».

Les trois classes fonctionnelles de la société indo-européenne

Les trois ordres de l’Ancien Régime en France – clergé, noblesse, tiers état -, les trois castes aryas de l’Inde – prêtres, guerriers, producteurs -, les trois classes sociales de la République de Platon – gardiens, auxiliaires, producteurs -, sont des systèmes équivalents qui proviennent d’une même source : la tradition indo-européenne, ou arya, fondée sur le modèle des trois fonctions. Selon celui-ci, les activités sociales relèvent de trois fonctions distinctes et hiérarchisées :

– la première fonction ou fonction souveraine ;

– la deuxième fonction ou fonction guerrière ;

– la troisième fonction ou fonction productive.

Ce modèle définit une conception de la société. Il a été conçu par nos ancêtres, les Aryas originels, avant qu’ils ne se divisassent en se lançant à la conquête du monde, donc au plus tard au quatrième millénaire avant l’ère chrétienne, il y a plus de 5.000 ans. Nous en sommes les héritiers, et nous devons prendre conscience de cet héritage pour sauvegarder notre identité, car l’identité d’un peuple est d’autant plus forte qu’il a gardé, ou recouvré, la mémoire de ses origines.

Le modèle des trois fonctions s’applique à première vue à toutes les sociétés humaines, où il faut se nourrir, se défendre, se gouverner… mais seuls les Aryas ont établi clairement cette séparation entre les trois fonctions et seuls ils ont affirmé la hiérarchie qui devait être établie entre elles, et donc entre les hommes qui les incarnaient, entre les trois classes fonctionnelles.

La fonction souveraine ne se réduit pas aux prêtres, contrairement à ce que l’énumération des ordres pourrait laisser penser. Elle a en réalité deux pôles complémentaires, l’un, fondateur, l’autre, régulateur, et ce dernier seul est celui des prêtres. Premièrement, le pôle royal : il représente la souveraineté politique ; il comprend tous les dirigeants de l’État. Ses valeurs spécifiques sont l’autorité, la puissance, la grandeur… Deuxièmement, le pôle sacerdotal : il est celui de la souveraineté religieuse ; il comprend tous ceux qui portent ou qui portaient la toge : prêtres, magistrats, professeurs… Ses valeurs spécifiques sont la sagesse, la justice, la vérité… La couleur symbolique de la première fonction est le blanc.

La fonction guerrière est celle de l’armée, des gens d’armes. Elle s’étend plus largement à tous ceux qui font usage de la force ou se mettent en danger, donc aux policiers ou agents de sécurité, sans oublier les pompiers, “soldats du feu”. Elle inclut aussi par extension les activités qui opposent des individus ou des équipes dans un combat ritualisé ou qui demandent du courage physique, donc le sport, l’athlétisme. Les valeurs spécifiques de la deuxième fonction sont l’honneur, la prouesse, le sacrifice… Sa couleur symbolique est le rouge.

La fonction productive comprend tout le reste et elle est donc multiforme. Elle inclut les activités économiques : agriculture, industrie, commerce, finance. Elle est aussi fonction reproductive et la femme, mère de famille, s’y rattache. Les valeurs spécifiques de la troisième fonction sont la prospérité, la fécondité, la volupté… L’art en fait partie, comme technique, tout autant que comme esthétique. Sa couleur symbolique est le noir ou le bleu.

Le drapeau français, bleu, blanc, rouge, le blanc étant au centre, est un emblème trifonctionnel.

La fusion des trois ordres qui a eu lieu en France en 1789 et qui a parfait l’unité nationale n’a pas fait disparaître ces trois classes fonctionnelles, bien qu’il n’y eût plus entre elles de limites infranchissables. Après comme avant, il y avait, au sommet de la sphère sociale, d’un côté, l’Etat, de l’autre, l’Eglise, les magistrats, les professeurs, consacrés dans leur éminent statut par la création de l’université. Ensuite, l’armée, muette, mais prestigieuse. Enfin, les entreprises, les familles, les associations, et toutes les autres organisations et activités qui ne relevaient pas des deux premières fonctions. Il n’est en effet nullement nécessaire que les individus soient assignés à jamais dans une classe fonctionnelle pour réaliser le modèle des trois fonctions. On peut ainsi affirmer qu’en France la hiérarchie des fonctions et des classes fonctionnelles a été à peu près respectée, malgré l’incertitude de leurs délimitations, jusqu’à la révolution cosmopolite de 1968.

Depuis lors, c’est la troisième fonction, la fonction productive, qui est passée au sommet de la hiérarchie et qui l’emporte sur les deux autres, indûment déclassées. Cette inversion des fonctions a entraîné l’inversion des valeurs qui caractérise l’idéologie cosmopolite. Nous vivons aujourd’hui dans une société marchande, dominée par le matérialisme et l’utilitarisme, pratiquement unifonctionnelle, et non plus trifonctionnelle, tant les valeurs souveraines et guerrières sont délaissées, méprisées et réduites à la portion congrue. Ce reniement du modèle des trois fonctions et de la hiérarchie des valeurs qu’il implique est lourd de conséquences. Le jugement de Pâris en est le symbole puisque celui-ci, en choisissant Aphrodite, déesse de la volupté et de la troisième fonction, plutôt qu’Héra, déesse de la souveraineté, ou Athéna, déesse de la guerre, a causé la destruction de la cité de Troie.

C’est donc une décadence terrible et dramatique, qui met aujourd’hui la nation en péril de mort. Il faut rétablir un ordre social fondé sur le modèle des trois fonctions.

Un nationaliste français ne peut être ni judéophile ni sioniste

Dans un article intéressant, mais extrêmement contestable en raison de sa partialité judéo-centrique, article qui n’engage que lui-même, et en aucune façon le PNL, Grégoire Canlorbe s’efforce de nous montrer pourquoi “le nationalisme français devrait embrasser la judéophilie et le sionisme” (article en anglais publié sur son site le 3 avril 2019). Ce point de vue, aussi personnel que provocateur, ne saurait être retenu sérieusement, tant la formule est absurde.

1. En effet, un nationaliste défend sa propre nation, et non une nation étrangère. Un nationaliste français ne saurait donc “embrasser le sionisme”, c’est-à-dire le nationalisme israélien. Il ne pourrait le faire, à la rigueur, mais ce n’est sûrement pas l’opinion de Canlorbe, qu’en approuvant le projet sioniste de séparation des Juifs d’avec leur pays d’accueil, qui devrait les inciter à le quitter pour aller s’installer en Israël… En fait, pour un nationaliste français conséquent, un Français juif est un Français comme les autres, pourvu qu’il soit assimilé à la communauté nationale, Français juif et non Juif français, pourvu qu’il ne se considère pas comme membre d’une communauté particulière et qu’il rejette le Talmud, lequel tient les non-Juifs pour des bêtes (Canlorbe désinforme sur ce point), en même temps que la théorie raciste du peuple élu.

Juif ou non, il est permis à un Français d’avoir de la sympathie pour l’Etat d’Israël, c’est affaire d’opinion, mais la double allégeance est intolérable. Un Français ne doit jamais oublier qu’Israël est un Etat étranger.

Sans éprouver pour notre part une grande affection pour ce pays, nous avons quand même publié dans “La voix des Français” en janvier 2009 un article intitulé “L’exemple israélien” où, après avoir rappelé que les Juifs avaient volé la Palestine aux Arabes, nous avons salué notamment la manière dont les Israéliens luttaient contre le terrorisme, en concluant : “Le courage, l’énergie, la détermination et l’habileté dont font preuve les Juifs d’Israël face aux Arabes musulmans qui les entourent sont un exemple pour l’Europe chrétienne.” Au demeurant, la France peut s’inspirer de beaucoup de pays qui font une meilleure politique qu’elle (ce n’est pas difficile), comme la Pologne, la Hongrie, aujourd’hui l’Italie, sans oublier, à certains égards, la Russie ou les Etats-Unis. Nous n’avons aucune raison de nous focaliser sur Israël, petit Etat asiatique qui ne présente au fond pas grand intérêt.

Contrairement à ce qu’écrit Canlorbe, Israël n’appartient nullement à la civilisation occidentale, puisque c’est le judaïsme qui définit son ethnie et son identité, et que celui-ci est une religion orientale, isomorphe de l’islam. Culturellement, Israël appartient clairement à la civilisation orientale. La France a donc en réalité peu d’affinités avec ce pays. Il faut dire franchement que son sort ne nous soucie guère plus que celui de la Moldavie ou du Bhoutan… Quant aux lieux saints du christianisme, peu nous importe qu’ils soient sous la souveraineté israélienne ou sous une éventuelle souveraineté palestinienne.

2. Un nationaliste français ne saurait non plus être “judéophile”. Il ne peut être que francophile ! Cette amitié de principe s’étend à tous les vrais Français, y compris donc aux Français juifs, mais elle n’est en rien une “judéophilie” qui traduirait une dilection particulière pour les Juifs, comme si ceux-ci étaient d’une espèce supérieure ! Au contraire, les Juifs doivent faire un effort particulier pour s’assimiler à la communauté nationale, puisque le judaïsme actuel, qui est celui des pharisiens dont parle l’Evangile, est une religion orientale, nous l’avons dit, donc incompatible avec notre identité nationale.

Les arguties de Canlorbe sur l’Ancien Testament sont ridicules. Evidemment, la France chrétienne a vénéré les deux Testaments et il est donc arrivé à certains rois de France de s’identifier au roi David (bien à tort, à notre avis). Et alors ? Les mêmes rois de France mettaient les Juifs à l’écart de la société française, leur faisaient porter un signe distinctif (la rouelle), avant de finir par les expulser du royaume en 1394, en sorte qu’il n’y en avait quasiment plus en 1789 (quelques milliers en Alsace, annexée par Louis XIV bien après la loi d’expulsion, quelques centaines de marranes, Juifs faussement convertis, venus d’Espagne ou du Portugal, dans le Sud-Ouest, quelques centaines en Avignon, possession des papes jusqu’en 1791). Les Juifs, qui sont 600.000 en France aujourd’hui, sont donc des immigrés comme les autres.

Le fait que beaucoup d’entre eux aient occupé depuis la fin du XIXe siècle des positions éminentes dans la société, grâce à ce que Le Bon appelait leur “puissance d’association”, ne doit pas susciter l’admiration, mais plutôt l’inquiétude, car les coteries trop puissantes, comme celle qui s’est constituée autour du CRIF, sont un défi à la démocratie, tandis que la communautarisation des Juifs est contraire aux principes de la république et porte atteinte à l’unité de la nation.

Nous ne discuterons pas ici de la façon dont Canlorbe surestime grossièrement l’apport des Juifs à la civilisation. Mis à part le christianisme, religion fort peu sémitique malgré les apparences, comme Gustave Le Bon l’a souligné, les Juifs de l’Antiquité ne nous ont rien laissé. Et, jusqu’au XIXe siècle, les Juifs n’ont joué pour ainsi dire aucun rôle ni en France ni dans aucun pays au monde.

Les nationalistes français ne doivent être ni judéophiles ni judéophobes. Ils doivent être judéo-critiques et rejeter, en conséquence, la religion de la Choah, laquelle, instituée religion officielle de l’Etat cosmopolite, porte atteinte à la laïcité républicaine.

Henry de Lesquen

président du PNL

Radio Courtoisie : la censure de Paoli n’est plus tolérable, par Raphaël Jodeau

Lettre à Dominique Paoli 

Madame,

Il y a deux ans j’ai reçu un appel de Monsieur de Lesquen pour me demander de bien vouloir reprendre une émission sur Radio courtoisie.
Ayant eu la garantie d’avoir une liberté de ton et d’action dans le cadre de mon émission, j’ai accepté.

Depuis, je tiens le Libre Journal des Insoumis sans défaillance tous les quatre mardis. J’ai souhaité donner à mon émission un ton original consistant à aborder des thèmes sérieux sans se prendre au sérieux. Pour ce faire, j’ai fait appel à « Jef », un professionnel qui a travaillé pendant vingt ans avec des personnalités aussi reconnues que Philippe Bouvard, Laurent Ruquier, Anne Roumanoff, etc.
Même si l’on ne peut satisfaire tout le monde, nous savons que cette émission est un succès, ne serait-ce qu’au vu des nombreux messages qui nous parviennent tout au long des émissions, ainsi que des encouragements à poursuivre provenant des auditeurs et adhérents.

Par ailleurs, j’ai toujours refusé de prendre parti dans les querelles récentes de Radio Courtoisie. Au bout de 21 ans d’engagement corps et âme dans de nombreuses activités associatives, ce type de déchirement stérile m’a toujours paru l’expression d’un milieu où se confrontent naturellement des opinions libres et des personnalités fortes.
Ne vous connaissant ni vous, ni Monsieur de Lesquen, et ayant été à de nombreuses reprises particulièrement écoeuré par les coups bas de ce petit milieu aux visées de conquérant et aux manoeuvres de perdant, je ne me sens pas l’âme d’un enfant de divorcé mais plutôt celle d’un observateur assez détaché.

Cependant autre chose me préoccupe.

A plusieurs reprises, vous avez jugé bon de censurer certains propos tenus dans mon émission. D’abord une de mes critiques sur le film 120 battements par minute, qui me valut un recommandé avec menace d’annulation de mon émission puis, je viens de l’apprendre, deux nouvelles censures de propos tenus par Jef dans ma précédente émission, et ce sans m’en avoir averti.

Que certains traits d’humour vous paraissent de mauvais goût me semble tout naturel et même assez inévitable. Il est bien normal que les blagues soient très inégales et que certaines puissent déranger.
Je comprends également que vous soyez très inquiète des récentes condamnations supportées par le CSA.
Cependant, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, nos propos ne tombent pas sous le coup de la loi et, d’ailleurs, le CSA n’en a à ma connaissance jamais fait reproche.

Je trouve votre attitude inquiétante pour au moins deux raisons :
– la première c’est que l’auto-censure paniquée est exactement ce qu’attendent nos adversaires. En la pratiquant ainsi, Radio Courtoisie perdra son caractère et se rangera aux côtés des radios au contenu aspetisé, pour ne déranger plus personne.
Soit il faut accepter de prendre les coups des premières lignes de combattants, soit il faut se résigner à se réfugier sur le web, là où la censure est nécessairement plus ardue mais, aussi, où le public est plus difficile à toucher.
– la deuxième me frappe plus directement. En me censurant, vous faites implicitement passer le message que je dirige une émission au contenu homophobe ou raciste (à quand l’antisémitisme ?), ce qui me stigmatise tout particulièrement alors que mes valeurs catholiques m’empêchent strictement d’adhérer à ces idéologies en vogue.

Alors que je pensais donner libre cours à mon esprit mousquetaire, je réalise aujourd’hui que Radio Courtoisie n’est plus pour moi une tribune où il est possible de s’ « empanacher d’indépendance et de franchise ».
En conséquence, je dois avoir l’honnêteté intellectuelle d’arrêter mon émission tant que ces problèmes n’auront pas été résolus, plutôt que de baisser la voix en utilisant la radio comme une tribune pour mes activités comme un opportuniste de seconde zone.

Je ne me présenterai pas à l’antenne demain, et vous saurais gré de bien vouloir y diffuser une archive, comme c’est la coutume en pareil cas me semble-t-il.
Si je ne devais pas revenir, je remercie tous ceux qui ont permis cette magnifique aventure, des techniciens jusqu’aux petites mains qui ont inlassablement noté les messages pendant les émissions, en remerciant chaleureusement les auditeurs qui nous ont soutenus et encouragés jusqu’à présent.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de ma respectueuse salutation.

Raphaël Jodeau

Radio Courtoisie : Dominique Paoli doit partir, par Joëlle Baechler

Lettre ouverte à Dominique Paoli sur l’avenir de Radio Courtoisie

 

Madame,

La décision de justice qui a annulé le conseil d’administration de Radio Courtoisie élu le 1er juillet 2017 et qui a destitué la direction de Radio Courtoisie nous donne l’occasion de reprendre notre souffle après les polémiques et la campagne de dénigrement “anti-Lesquen” qui ont marqué les huit derniers mois, et de poser avec plus de sérénité les questions essentielles sur l’avenir de notre radio, en commençant par le choix de sa future direction.

Vous avez trahi Henry de Lesquen, qui avait incarné Radio Courtoisie pendant onze ans, afin de prendre sa place. En aviez-vous le droit ? Aviez-vous la capacité d’exercer ses fonctions ? Après le jugement du 6 mars 2018 qui vous a destituée, est-il admissible que vous tentiez de reprendre ce poste, au risque de tuer la radio ?

Non, vous n’en aviez pas le droit ! Henry de Lesquen avait sauvé Radio Courtoisie. Il l’avait dirigée bénévolement pendant onze ans avec dévouement et compétence. Pour elle, il avait sacrifié sa vie familiale et sa vie professionnelle. Et il était le seul à avoir les qualités nécessaires pour lui permettre d’affronter victorieusement dans l’avenir les nouvelles épreuves que lui infligent ses ennemis et pour continuer à la développer en accroissant son rayonnement.

Henry vous avait fait confiance. Contrairement à ce que vous avez affirmé, vous n’étiez pas membre du conseil d’administration de la radio à la mort de son fondateur Jean Ferré en 2006. C’est Henry qui vous y a fait entrer en 2007. C’est lui qui vous a fait élire secrétaire général et qui vous a nommée déléguée du président aux questions éditoriales. Pendant toutes ces années, et jusqu’à la veille du putsch du 1er juillet 2017, vous n’avez cessé de lui témoigner des marques d’allégeance et d’amitié. Hélas !

Vous n’avez de cesse de vous réclamer de Jean Ferré, qui a fondé Radio Courtoisie en 1987 avec Serge de Beketch et qui l’a dirigée jusqu’à sa mort en 2006, et vous escamotez les onze dernières années où Henry de Lesquen l’a dirigée après lui. Vous oubliez un point essentiel : alors que vous étiez proche de Jean Ferré et que vous espériez sans doute lui succéder, c’est Henry que celui-ci a choisi et non pas vous.

Jean Ferré vous connaissait bien. La suite a montré qu’il ne s’était pas trompé. Il n’avait pas voulu que vous participiez au conseil d’administration. Il n’avait même pas voulu vous donner une émission à part entière. Il vous avait simplement nommée aux côtés d’Anne Collin pour une émission du matin.

Tous ceux qui ont le courage de vous écouter dans le libre journal du lundi soir depuis que vous y avez remplacé Henry mesurent combien Ferré avait eu raison. Vous n’avez pas la capacité de diriger cette émission essentielle, qui est celle du président de la radio. Vous avez le plus grand mal en général à tenir trois heures. J’ai été pendant cinq ans l’assistante d’Henry. Je suis donc bien placée pour faire la comparaison. Comment avez-vous pu avoir la prétention de prendre sa place ?

A un certain âge, il est ridicule d’étaler ses diplômes… surtout quand on n’en a que très peu ! Dans la lettre que vous avez adressée aux auditeurs en septembre, vous écriviez que vous étiez bachelière et que vous aviez fait des études à la Sorbonne. Ainsi, vous n’avez que le bac. Henry de Lesquen a lui aussi le bac. Mais il est également polytechnicien, ancien élève de l’ENA, licencié ès sciences économiques, et il a été maître de conférences d’économie à Sciences Po pendant sept ans. Vous n’avez pas tout à fait les mêmes titres universitaires.

Dans la même lettre, où vous consacrez une page entière à faire votre auto-promotion, vous vous gardez de dire que vous avez fait toute votre carrière comme journaliste à “Point de vue et Images du monde”, où, comme l’a écrit Henry en juillet, vous aviez pour mission de parler des familles royales d’hier et d’aujourd’hui, ce qui vous a permis de vous présenter comme historienne.

Henry de Lesquen, quant à lui, a fait carrière dans la haute administration, il a été l’un des fondateurs du Club de l’Horloge, qu’il préside depuis 1985, il a écrit une vingtaine d’essais politiques. A Radio Courtoisie, il a dirigé le libre journal des idées politiques de 2003 à 2006, puis, toutes les semaines, le libre journal du lundi soir de 2006 à 2017. Ses idées rencontrent aujourd’hui un écho extraordinaire auprès des jeunes, comme on l’a vu à la fête de la Courtoisie le 25 juin 2017.

Non, vous n’étiez pas en capacité de remplacer Henry de Lesquen ! Radio Courtoisie se portait fort bien le 1er juillet 2017, comme Henry l’a démontré dans les mises au point qu’il a adressées aux patrons d’émission au cours des semaines qui ont suivi. Depuis lors, en quelques mois, de nombreux auditeurs ont fui, découragés, la radio a perdu la diffusion par satellite et risque de perdre en décembre la diffusion par modulation de fréquence en province à défaut d’une action vigoureuse pour la conserver. Henry n’est pas responsable de la descente aux enfers que la radio connaît depuis son éviction.

Après vous être emparée par surprise de la radio le 1er juillet 2017, vous n’avez cessé, vous et Jean-Noël Audibert, de déverser sur Henry, à l’antenne ou dans vos lettres, un torrent de calomnies pour tenter de lui faire porter la responsabilité de vos échecs. Cette attitude est inadmissible. Il est évident en outre que la polémique permanente que vous entretenez ne peut que porter tort à la radio en troublant les auditeurs.

J’ai été stupéfaite d’entendre les insinuations calomnieuses et diffamatoires que vous et Jean-Noël Audibert avez distillées à de multiples reprises à l’égard d’Henry de Lesquen. Nul n’ignore qu’Henry est parfaitement intègre. Nul n’ignore qu’il a dirigé bénévolement Radio Courtoisie pendant onze ans. Et s’il avait fait preuve d’incurie, comme vous avez osé le prétendre, la radio n’existerait plus depuis longtemps.

A cet égard, la note que vous avez publiée après votre destitution le 6 mars dernier était incroyable. S’il y a eu des irrégularités dans l’assemblée générale du 1er juillet 2017, vous en êtes responsable au premier chef, puisque vous étiez secrétaire général de l’association et donc chargée de veiller à la régularité des procédures. Du reste, j’ai cru comprendre que vous aviez défendu devant le tribunal la parfaite régularité de l’assemblée générale. Et c’est vous que le tribunal a condamnée à 3.000 euros et non pas Henry.

Plus grave encore, vous avez porté atteinte à la liberté de pensée de la radio et à l’indépendance des patrons d’émission. Henry avait toujours veillé à ce qu’elles soient scrupuleusement respectées. Je lui en suis pour ma part très reconnaissante. Mais vous, vous avez chassé Martin Peltier du libre journal de la résistance française sans aucun motif légitime. Vous avez fait la police du langage pour imposer à tous un discours aseptisé. Serge de Beketch a dû s’en retourner dans sa tombe…

Vous accusez Henry d’être trop à droite… Accusation invraisemblable quand on connaît l’histoire de Radio Courtoisie. Henry a rappelé en juillet que les deux fondateurs de Radio Courtoisie, Jean Ferré et Serge de Beketch, étaient bien plus à droite que lui. Jean Ferré avait été dans l’OAS et avait passé dix ans d’exil dans l’Espagne de Franco. Henry aurait pu ajouter que Ferré était maurrassien, alors que lui se définit comme démocrate et républicain. Quant à Serge de Beketch, il était difficile d’être plus radical que lui. La radio a d’ailleurs été condamnée plusieurs fois en raison de ses émissions, notamment parce qu’il avait reçu le professeur Faurisson.

Le CSA avait engagé une procédure de sanction administrative contre la radio parce que, dans le libre journal d’Henry de Lesquen, son invité, le journaliste François Foucart, avait déclaré en 2016, réagissant à l’affreux attentat islamiste de Karachi qui avait tué des dizaines de femmes et d’enfants chrétiens le jour de Pâques : “L’islam est une religion de haine.” Vous auriez dû, comme je l’ai été, être scandalisée par l’attitude liberticide du CSA et vous montrer solidaire d’Henry. Au lieu de cela, vous vous en êtes servie honteusement pour tenter de l’accabler. Et vous avez si mal défendu les intérêts de la radio que celle-ci a été condamnée à l’amende maximum, en dépit de la suppression de l’émission d’Henry.

Nous devons nous battre pour garder le droit de critiquer l’islam et l’immigration à l’antenne. Radio Courtoisie est une radio de droite ! Elle l’a toujours été et c’est ce qui fait son identité. Le procès que vous avez fait à Henry est précisément celui qui avait été fait à Jean Ferré et Serge de Beketch du temps de Radio Solidarité et qui les a conduits à créer Radio Courtoisie.

Ainsi, vous trahissez Jean Ferré quand vous vous en réclamez, de même que vous avez trahi Henry.

Non, à 77 ans, il n’est pas admissible que vous tentiez de reprendre le mandat que vous avez été incapable d’exercer pendant les quelques mois où vous avez été aux commandes. Renoncez à votre candidature et ralliez-vous à la seule qui soit concevable, celle d’Henry. Seul Henry de Lesquen a la légitimité, l’autorité, la compétence, le courage et l’énergie de reprendre la tête de Radio Courtoisie, comme il l’a fait bénévolement pendant onze ans.

C’est Henry qui a fait le nouveau site Internet, lequel était prêt avant son éviction. Je sais qu’il a l’ambition d’élargir considérablement le public de notre radio, qui doit s’adresser à tous les âges. Il a la capacité d’en faire aussi la radio de la jeunesse.

Les ennemis de la radio veulent la tuer ou au moins la normaliser, ce qui reviendrait au même. Henry a la force morale de résister à la pression du politiquement correct. Radio Courtoisie doit redevenir la radio de la liberté de pensée dans le respect de l’indépendance de ses patrons d’émission.

Radio Courtoisie est en danger. Avec vous et Jean-Noël Audibert, elle continuerait à se racornir, à se rétrécir ; elle prendrait le chemin du déclin, du vieillissement et de la mort. Avec Henry de Lesquen, elle redeviendra la radio du pays réel au service de la France et sera le plus bel instrument de la résistance française.

Recevez, Madame, mes salutations distinguées.

Joëlle Baechler
patronne d’émission de Radio Courtoisie

Réponse d’Henry de Lesquen à Valeurs actuelles

Réponse d’Henry de Lesquen à Valeurs actuelles

 

L’article non signé que vous m’avez consacré dans le numéro de Valeurs actuelles du 13 juillet 2017 au sujet de mon départ de Radio Courtoisie ne contient pour ainsi dire rien d’exact, si ce n’est que j’ai quitté Radio Courtoisie. Il est regrettable que vous ne m’ayez pas interrogé pour vérifier vos informations. Ce procédé est indigne d’un journal qui se veut sérieux.

Je me dois de rétablir la vérité.


1. Contrairement à ce que vous écrivez, je n’ai jamais tenu de propos « racistes ou antisémites ». Attaché aux principes de la république, je réprouve la haine raciale comme toute forme de haine sociale. Je ne suis pas plus raciste que le général de Gaulle, qui a déclaré : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Ce genre d’accusations est déplorable parce qu’il divise la droite et fait le jeu de la gauche.
Je n’ai jamais été poursuivi en justice pour ce que j’ai dit à l’antenne de Radio Courtoisie. Je ne l’ai été, à deux reprises, que pour des tweets, billets de 140 signes, que l’on a prétendu racistes, ce que je conteste catégoriquement. J’ai été relaxé dans l’une des deux affaires, tandis que j’ai fait appel de la condamnation prononcée en première instance dans l’autre : je suis donc présumé innocent, et, de surcroît, déterminé à faire prévaloir mon bon droit et à défendre la liberté de pensée.


2. Par 6 voix contre 5, je n’ai pas été réélu au conseil d’administration de Radio Courtoisie lors de l’assemblée générale qui s’est réunie le 1er juillet 2017. Mon mandat d’administrateur et, par voie de conséquence, celui de président, se sont achevés le 12 juillet 2017.
Il est absolument faux que l’assemblée générale ait voté la révocation ad nutum du président, comme vous l’écrivez à tort. Elle a seulement mis fin par anticipation, dès le 1er juillet 2017, quelques jours avant le terme du 12 juillet, au mandat des six administrateurs sortants, dont je faisais partie. J’ajoute que cette délibération, qui a été votée dans une grande confusion, est nulle et non avenue, car elle n’était pas à l’ordre du jour. Les statuts de l’association sont formels à cet égard.


3. Ma fonction de directeur d’émission était indépendante de mon mandat de président de Radio Courtoisie. On n’a donc pas « débranché le micro du président », comme vous l’écrivez élégamment. C’est moi qui ai décidé de mon propre chef, le 3 juillet 2017, d’abandonner mon libre journal du lundi soir, en donnant à l’antenne l’explication de mon départ.


4. Il est faux, absurde et calomnieux d’affirmer que j’aurais commis une faute, a fortiori une faute grave, en dissimulant la procédure de sanction administrative engagée par le CSA à l’encontre de Radio Courtoisie le 21 décembre 2016, laquelle, au demeurant, avait été rendue publique le jour même par une dépêche de l’AFP. En vertu de nos statuts, c’est au président et à lui seul qu’il appartenait de traiter la question, agissant en la matière de sa propre autorité. Je n’étais pas tenu d’en rendre compte à quiconque. Cependant, par courtoisie, j’ai informé en permanence et en détail le secrétaire général de l’association, qui était alors Dominique Paoli, de tout le déroulement de la procédure.
Il est en outre idiot et faux d’affirmer que l’assemblée générale aurait dû se tenir le 15 juillet 2017, alors que le mandat des administrateurs s’achevait le 12 juillet. La date du 1er juillet avait été fixée à la demande du secrétaire général, Dominique Paoli, dès le mois d’avril, bien avant que le CSA nous ait convoqués à l’audience du 5 juillet.


5. Du reste, il n’y avait pas lieu de monter en épingle ladite procédure de sanction, qui pouvait tout au plus aboutir à une petite amende. Je précise en outre que le CSA n’est pas un tribunal : il ne prononce pas de « jugement », comme vous l’écrivez à tort, mais une simple décision administrative, qui peut comporter une sanction, mais non une « condamnation ».
La seule préoccupation que l’on pouvait avoir à cet égard, c’est que la démarche du CSA portait une grave atteinte à la liberté d’expression et relevait d’une intolérable police de la pensée. Il suffit pour s’en convaincre de prendre connaissance des propos incriminés, que j’ai mis en ligne sur Internet.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

Le véritable bilan d’Henry de Lesquen à la tête de Radio Courtoisie

MON VÉRITABLE BILAN À LA TÊTE DE RADIO COURTOISIE

 

A l’attention des patrons, responsables d’émission et auditeurs de Radio Courtoisie

Chers amis,

Je vous propose de trouver ci-dessous pour information les explications que j’ai données lundi dernier 3 juillet à la fin de mon libre journal sur les conditions de mon départ de Radio Courtoisie (mises en scène pour YouTube par de jeunes militants) :

 

Le trio des conjurés n’a pas reculé devant les procédés les plus bas et les plus déshonorants pour arriver à ses fins : chantage, duplicité, déloyauté, dissimulation, mensonge, calomnie.

Pour ma part, je suis fier de l’oeuvre accomplie avec toute l’équipe de Radio Courtoisie depuis que j’ai succédé à Jean Ferré en août 2006 et à Christian Langlois en janvier 2007, à leur demande, et avec l’appui indéfectible de Serge de Beketch.

Notre chère radio est un beau navire bien caréné qui peut continuer sur son erre assez longtemps, même avec l’équipe de bras cassés qui s’est emparée frauduleusement de la direction.

Il y avait 17 patrons d’émission en 1987 à la création de Radio Courtoisie, 49 à la mort de Jean Ferré en 2006, 71 au 1er janvier 2016. Ils étaient 74 au 3 juillet 2017, avant mon départ. Vous trouverez ci-joint la grille de programme : il n’y avait plus aucune plage libre. C’est dire que les départs dus à la cabale de 2016 ont tous été remplacés. Aujourd’hui, grâce à ses merveilleux patrons et responsables d’émission, Radio Courtoisie ne cesse de conquérir de nouveaux auditeurs, notamment parmi les jeunes.

Sur le plan technique, la situation est aussi excellente. Vous pouvez vous appuyer sur une équipe de techniciens de grande qualité et de grand dévouement. En outre, les conditions de diffusion se sont améliorées. On peut écouter notre radio sur téléphone mobile depuis 2016 grâce à une application gratuite et le nouveau site Internet que j’ai mis en chantier est en « version bêta » : entre autres progrès, il sera accessible directement sur les téléphones mobiles.

Contrairement aux allégations mensongères des conjurés, la situation financière est saine et solide. Les comptes de 2015 avaient été bons, puisque, pour la première fois depuis sa création, la radio avait une situation nette positive. Les comptes de 2016 ont été mauvais, pour diverses raisons, dont la principale est que nous n’avions fait qu’un seul publipostage d’appel de fonds. La situation nette est négative à hauteur de -139.420 euros, mais elle était de -232.583 euros en 2007, et encore de -152.464 euros en 2009, sans que nul ne s’en préoccupât.

En fait, il suffit de faire davantage d’appels de fonds pour renflouer la trésorerie. C’est pourquoi j’en ai lancé un tout récemment, qui a été mis à la poste le 30 juin 2017. De surcroît, Radio Courtoisie est adossée à un fonds de dotation que j’ai créé en 2010 et qui dispose actuellement d’une cagnotte de 700.000 euros. Autant dire que nous n’avons pas à craindre de rupture de paiement.

Enfin, le 18 janvier 2017, le CSA a reconduit pour 5 ans, jusqu’au 3 septembre 2022, notre autorisation d’émettre.

Les conjurés glosent méchamment sur la procédure de sanction administrative qui a été engagée par le CSA pour des propos tenus dans mon libre journal du lundi soir. Cette procédure peut tout au plus aboutir à une petite amende, ce qui n’aurait rien de dramatique. Le plus grave, en réalité, dans cette affaire, c’est ce qu’elle révèle de l’attitude du CSA, qui s’autorise à porter atteinte à la liberté de pensée pour imposer le politiquement correct. Je vous laisse juge à cet égard des propos incriminés, dont vous trouverez ci-joint la transcription authentique.

Il ne faudrait pas que Dominique Paoli en tire prétexte pour multiplier à tort et à travers les coupures éditoriales dans vos émissions. J’avais beaucoup de mal à la refréner dans ce domaine et je ne serai plus là pour le faire…

A la vérité, je n’ai pas besoin de défendre mon bilan. L’évidence saute aux yeux des honnêtes gens. On est obligé de reconnaître que j’ai sauvé la radio à deux reprises au moins, d’abord en 2006 et à nouveau en 2016. Pour l’avenir, la seule inquiétude que l’on puisse avoir vient justement des conséquences néfastes de la conjuration. En troublant les auditeurs, mes indignes successeurs (qui ne le resteront peut-être pas si la Justice annule l’assemblée générale du 1er juillet 2017 à la suite des recours qui ne manqueront pas d’être déposés) risquent de tarir les recettes. Songez que les auditeurs ont reçu ces jours-ci une lettre signée par « Henry de Lesquen, président de Radio Courtoisie » juste après avoir entendu à l’antenne que je ne l’étais plus ! Il est à craindre qu’à la suite de mon éviction la radio ne souffre d’un déficit d’incarnation qui ne sera pas de nature à améliorer le rendement des appels de fonds.

Si les conjurés avaient eu en tête l’intérêt de Radio Courtoisie et s’ils avaient pensé sincèrement qu’elle était en difficulté, ils auraient renoncé à leurs manigances, car la dernière chose à faire aurait été de remplacer dans la tempête le capitaine qui avait tenu la barre sans désemparer depuis 10 ans…. Ils auraient répondu à mon appel à l’unité, à la loyauté, à l’autorité et à la compétence.

J’ai terminé ma déclaration du 3 juillet par ce cri du coeur : « Vive Radio Courtoisie ! » Il faut que celle-ci continue, grâce à vous, à remplir sa mission sacrée au service de la France. Je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour la radio et de tout ce que vous continuerez à faire. Notre patrie a besoin de vous.

Recevez mes salutations les plus cordiales.

 

 

 

Henry de Lesquen

Gagnants et perdants du Grand Débat – Par Henry de Lesquen

Communiqué d’Henry de Lesquen du 5/4/2017

 

Qui sont les gagnants et les perdants du débat d’hier soir ? Voici mon classement.

 

1. Mélenchon. Meilleur orateur, meilleure répartie, mais inconsistant.
2. Fillon. Clair et fort dans sa conclusion.
3. Dupont-Aignan. Incisif et pertinent.
4. Malika Le Pen. Pas à la hauteur.
5. Asselineau. Cosmopolite et monomaniaque.
6. Hamon. Il s’est fait dominer par Mélenchon. Il est perdu.
7. Macron. Grandiloquent et ridicule, absent et inexistant, il a coulé.
8. Cheminade. Sans commentaire.
9. Arthaud. Elle a démontré que la gauche était une maladie mentale.
10. Poutou. Ordure cosmopolite confirmée.
11. Lassalle. Il a besoin de nous. Nous n’avons pas besoin de lui.

 

J’ajoute que Ruth Elkrief était insupportable. BFM, la station de Drahi, est la voix privilégiée de l’oligarchie cosmopolite et fait une propagande éhontée pour Macron.

 

Henry de Lesquen 

Président du Parti national-libéral

Dictionnaire du lesquenisme

Art dégénéré. L’art dégénéré substitue le laid au beau.

 

Cosmopolitisme. Le cosmopolitisme est l’idéologie portée par la superclasse mondiale et imposée aux peuples du monde. Le cosmopolitisme fait système. Immigration, libre-échange, réchauffisme, non-art dégénéré, théorie du genre… en sont des manifestations. Le cosmopolitisme met fin à la fois aux frontières physiques de la nation (mondialisme) et à ses frontières morales que sont les traditions.

 

Cosmopolite. Le mot « cosmopolite », qui signifie « citoyen du monde » (étant formé des deux mots grecs cosmos et politês), est en lui-même une subreption, car toute cité implique un dedans et un dehors, une relation d’inclusion-exclusion : le monde ne saurait être une cité. Le soi-disant « cosmopolite » ne peut être citoyen du monde, il n’est citoyen de nulle part, et il ne se réclame du monde que pour nier ses devoirs envers la cité.

 

Français de papier. Un Français de papier est un faux français. Il s’agit en réalité d’un immigré inassimilé détenant la nationalité française.

Synonyme : immigré inassimilé.

 

Français de sang. Le Français de sang est le vrai français. Il détient la nationalité française par le jus sanguinis (droit du sang).

Syonyme : Français de souche.

 

Lyssenkisme. Son nom fait référence à Trofim Lyssenko, connu pour sa prédisposition à donner priorité à la conformité politique sur la vérité scientifique. Le lyssenkisme est une désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques.

Synonyme : désinformation scientifique.

 

Loi d’hétérogénéité-violence. La loi d’hétérogénéité-violence est une loi sociale qui implique que plus une société est hétérogène (génétiquement, culturellement, racialement), plus elle est violente. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles.

 

National-libéralisme. Le national-libéralisme affirme qu’aujourd’hui l’idéal de la nation et l’exigence de la liberté sont inséparables. Il n’y a pas de liberté sans enracinement. Henry de Lesquen résume le national-libéralisme par la devise « Brûler le code du travail et virer les immigrés« .

Synonyme : libéralisme-national.

 

Non-art dégénéré. Le non-art dégénéré remplace le beau par le discours.

 

Racaille cosmopolite. Les racailles cosmopolites pullulent sur les réseaux sociaux. Le ricanement est l’arme des racailles cosmopolites pour désacraliser la patrie et pour dénigrer les valeurs contraires à l’idéologie cosmopolite.

Synonymes : ordure cosmopolite, demeuré cosmopolite, dégénéré cosmopolite.

 

Racisme positif. Le racisme positif, c’est la conscience de race. Il implique la volonté de préservation des peuples du monde. L’humanité est divisée en 5 races (congoïde, caucasoïde, mongoloïde, australoïde, capoïde). Le racisme positif se fonde sur les vérités de la science.

Synonymes : racisme républicain, racisme sans haine.

 

Racisme négatif. Le racisme négatif, c’est la haine raciale. La haine raciale, comme les autres formes de haine sociale, peut aboutir à des horreurs. Elles doivent donc être maîtrisées.

 

Réémigration. La réémigration est le départ des populations immigrées qui ne sont pas ou qui ne peuvent pas s’assimiler à la culture française. Cela concerne des millions d’individus installés en France.

 

Prosélytude. La prosélytude définit l’attitude de ceux qui, sans être juifs, font preuve d’une complaisance infinie à l’égard des principes du judaïsme talmudique ou attribuent sans restriction toutes sortes de mérites ou de supériorités aux Juifs en général.

 

Superclasse mondiale. La superclasse mondiale est un réseau mondial de personnes qui entretiennent des relations régulières, professionnelles, mondaines ou amicales, et qui partagent une vue du monde originale. Elle est si nombreuse qu’il ne faudrait surtout pas la réduire à une courte liste de personnalités emblématiques dont le nom vient à l’esprit quand on la nomme : par exemple, pour la France, Ernest Seillière, Laurence Parisot, Alain Minc, Jean-Marie Messier, Pierre Bergé, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn, etc. Ce sont les entreprises multinationales d’une part, les organisations internationales d’autre part, qui en constituent le vivier.

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