Archives de Catégorie: Non classé

Dictionnaire du lesquenisme

Art dégénéré. L’art dégénéré substitue le laid au beau.

 

Cosmopolitisme. Le cosmopolitisme est l’idéologie portée par la superclasse mondiale et imposée aux peuples du monde. Le cosmopolitisme fait système. Immigration, libre-échange, réchauffisme, non-art dégénéré, théorie du genre… en sont des manifestations. Le cosmopolitisme met fin à la fois aux frontières physiques de la nation (mondialisme) et à ses frontières morales que sont les traditions.

 

Cosmopolite. Le mot « cosmopolite », qui signifie « citoyen du monde » (étant formé des deux mots grecs cosmos et politês), est en lui-même une subreption, car toute cité implique un dedans et un dehors, une relation d’inclusion-exclusion : le monde ne saurait être une cité. Le soi-disant « cosmopolite » ne peut être citoyen du monde, il n’est citoyen de nulle part, et il ne se réclame du monde que pour nier ses devoirs envers la cité.

 

Français de papier. Un Français de papier est un faux français. Il s’agit en réalité d’un immigré inassimilé détenant la nationalité française.

Synonyme : immigré inassimilé.

 

Français de sang. Le Français de sang est le vrai français. Il détient la nationalité française par le jus sanguinis (droit du sang).

Syonyme : Français de souche.

 

Lyssenkisme. Son nom fait référence à Trofim Lyssenko, connu pour sa prédisposition à donner priorité à la conformité politique sur la vérité scientifique. Le lyssenkisme est une désinformation en matière scientifique ou historique, avec des méthodes et arguments idéologiques.

Synonyme : désinformation scientifique.

 

Loi d’hétérogénéité-violence. La loi d’hétérogénéité-violence est une loi sociale qui implique que plus une société est hétérogène (génétiquement, culturellement, racialement), plus elle est violente. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles.

 

National-libéralisme. Le national-libéralisme affirme qu’aujourd’hui l’idéal de la nation et l’exigence de la liberté sont inséparables. Il n’y a pas de liberté sans enracinement. Henry de Lesquen résume le national-libéralisme par la devise « Brûler le code du travail et virer les immigrés« .

Synonyme : libéralisme-national.

 

Non-art dégénéré. Le non-art dégénéré remplace le beau par le discours.

 

Racaille cosmopolite. Les racailles cosmopolites pullulent sur les réseaux sociaux. Le ricanement est l’arme des racailles cosmopolites pour désacraliser la patrie et pour dénigrer les valeurs contraires à l’idéologie cosmopolite.

Synonymes : ordure cosmopolite, demeuré cosmopolite, dégénéré cosmopolite.

 

Racisme positif. Le racisme positif, c’est la conscience de race. Il implique la volonté de préservation des peuples du monde. L’humanité est divisée en 5 races (congoïde, caucasoïde, mongoloïde, australoïde, capoïde). Le racisme positif se fonde sur les vérités de la science.

Synonymes : racisme républicain, racisme sans haine.

 

Racisme négatif. Le racisme négatif, c’est la haine raciale. La haine raciale, comme les autres formes de haine sociale, peut aboutir à des horreurs. Elles doivent donc être maîtrisées.

 

Réémigration. La réémigration est le départ des populations immigrées qui ne sont pas ou qui ne peuvent pas s’assimiler à la culture française. Cela concerne des millions d’individus installés en France.

 

Prosélytude. La prosélytude définit l’attitude de ceux qui, sans être juifs, font preuve d’une complaisance infinie à l’égard des principes du judaïsme talmudique ou attribuent sans restriction toutes sortes de mérites ou de supériorités aux Juifs en général.

 

Superclasse mondiale. La superclasse mondiale est un réseau mondial de personnes qui entretiennent des relations régulières, professionnelles, mondaines ou amicales, et qui partagent une vue du monde originale. Elle est si nombreuse qu’il ne faudrait surtout pas la réduire à une courte liste de personnalités emblématiques dont le nom vient à l’esprit quand on la nomme : par exemple, pour la France, Ernest Seillière, Laurence Parisot, Alain Minc, Jean-Marie Messier, Pierre Bergé, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn, etc. Ce sont les entreprises multinationales d’une part, les organisations internationales d’autre part, qui en constituent le vivier.

10 conseils à François Fillon, par Henry de Lesquen

Voici 10 conseils stratégiques à l’intention de François Fillon. Plus une conclusion.

 

1. François Fillon n’aurait pas dû présenter des excuses. Il ne doit pas recommencer.

 

2. François Fillon devrait refuser de se rendre à la convocation du juge d’instruction.

 

3. François Fillon doit faire du Trump, attaquer sans hésitation ni faiblesse les juges et les journalistes qui le harcèlent.

 

4. François Fillon ne devrait plus sacrifier aux conciliabules avec les élus ni tendre la main aux félons. Il doit s’adresser aux Français.

 

5. François Fillon doit désigner Emmanuel Macron comme son adversaire principal.

 

6. François Fillon ne doit en aucun cas envisager de voter pour Macron, même si celui-ci était opposé à Marine Le Pen au second tour.

 

7. François Fillon doit répéter que Macron est responsable du bilan économique désastreux de Hollande, qu’il a servi pendant 5 ans.

 

8. François Fillon doit répéter sans relâche : « Macron, c’est Hollande ; Macron, c’est la gauche. »

 

9. François Fillon doit faire du Buisson et droitiser sa campagne, au moins jusqu’au premier tour.

 

10. François Fillon doit dénoncer Marine Le Pen comme une candidate de gauche, dont le programme est socialiste et les idées collectivistes.

 

Conclusion. Pour gagner, François Fillon doit répondre aux attentes du peuple de droite qui s’est rassemblé au Trocadéro le 5 mars 2017.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

Trump : vers une sortie de l’ONU ?

Le 26 décembre 2016, Donald Trump annonçait via son compte Twitter que « les Nations Unies ont un énorme potentiel, mais à l’heure actuelle, c’est seulement un groupe où les gens se réunissent, discutent, et passent un bon moment. C’est déplorable ! » (1)

Le site internet ISideWith qui propose des questionnaires afin d’aider les électeurs américains à choisir leur candidat, utilise d’ailleurs cette source pour annoncer que Trump pense que les États-Unis devraient sortir de l’Organisation des Nations Unies. En effet, dans la catégorie des questions de politique étrangère, et, à la question « Est-ce que les États-Unis doivent rester dans l’Organisation des Nations Unies ? », le site indique que le Président des États-Unis répond par la négative. (2)

Le 23 décembre 2016, Trump a également déclaré que « pour les Nations Unies, les choses vont changer après le 20 janvier 2017 (3) », date de la passation de pouvoir avec Barack Obama.

Aussi, un article du Telegraph datant du 19 janvier 2017 rapporte des propos entendus au siège des Nations Unies de New York peu avant l’inauguration de la Présidence Trump. L’ambiance au siège des Nations Unies y est décrite comme « incertaine » et « méfiante ». Une source va même plus loin et parle de « désespoir ». (4)

Il est important de noter que selon le programme du Congrès américain, une proposition a été faite en ce sens le 3 janvier 2017 par un membre républicain du Congrès, Mike D. Rogers. (5) C’est à cette date que les nouveaux membres du Congrès sont entrés en fonction. Il semble donc que Mike D. Rogers a déposé le projet de loi dès son entrée en fonction. Le projet est déjà soutenu par six autres élus républicains. (6) Le texte complet du projet de loi propose une sortie totale de l’organisation des nations unies et fait parti d’un acte législatif plus large nommé l’Acte de Restauration de la Souveraineté Américaine de 2017. La loi propose une sortie de tous les organes de l’ONU et donc si le projet de loi était totalement accepté, alors les États-Unis sortiraient aussi, par exemple, de l’Organisation Mondiale de la Santé. Le texte complet est disponible ici.

Afin de passer une loi aux États-Unis, plusieurs étapes sont nécessaires. Tout d’abord, le projet de loi doit être proposé et, de préférence, soutenu par d’autres membres, cette étape est accomplie. Ensuite, le projet de loi doit passer par la Commission en charge de telles questions. Ici, ce sera la Commission des Affaires Étrangères. Il y a différentes étapes au sein de la Commission: le gouvernement demande un débat sur la légitimité d’un tel projet de loi, des débats peuvent être tenus sur le projet de loi à cette période et le projet de loi est voté une première fois au sein de la Commission. Selon les résultats du débat et du vote, des révisions peuvent être apportées au projet de loi.

Si le projet de loi passe ces étapes, alors il est mis au programme du Sénat et de la Chambre des Représentants. Le projet de loi est alors débattu par ces deux institutions, et puis le vote a lieu. Pour que la loi passe il faut une majorité de votes en faveur de la loi. Si le projet de loi est voté par les deux institutions législatives, alors le Président doit signer le projet de loi qui fait alors force de loi. Le processus législatif des États-Unis peut être retrouvé ici.

Il est aussi important de noter que, suite aux dernières élections de novembre 2016, les républicains sont en majorité à la Chambre des Représentants et au Sénat. (7 et 8)

Dans ses discours, le Président Donald Trump s’est toujours déclaré pour un retour de l’indépendance et de la souveraineté des États-Unis. Trump s’est également déclaré favori pour un retrait plus ou moins important des affaires des autres pays, afin que les États-Unis puissent se concentrer sur leurs problèmes de politique intérieure. Il semblerait alors que Trump pourrait soutenir un tel projet de loi.

Il en va de même pour le Vice-Président des États-Unis, Mike Pence, qui a voté à plusieurs reprises en faveur de lois qui amènerait les États-Unis à moins d’implications au sein de l’Organisation des Nations Unies. (9)

Il est donc raisonnable de penser qu’ils soutiendront ce projet de loi tous les deux. Il est aussi possible que ce projet de loi soit utilisé pour montrer de quoi les États-Unis peuvent être capable, ce qui donnerait au Président des États-Unis plus de poids dans de potentielles négociations quant à une possible réforme des Nations Unies. Rappelons que les États-Unis ont un poids dans les Nations-Unis, avec notamment un siège permanent au Conseil de Sécurité, et surtout en étant les premiers donateurs pour le fonctionnement de l’organisation, contribuant à 22% au budget total des Nations Unies, ce qui est plus que les 175 pays donnant le moins aux Nations Unies combinés. (10 et 11)

Affaire à suivre donc, pour cela il faudra être attentif aux déclarations du Président et du Vice-Président quant à ce projet de loi. Il faudra aussi suivre la route de ce projet de loi au sein de la Commission des Affaires Étrangères ainsi que ses débats potentiels au Sénat et à la Chambre des Représentants, et enfin le vote final. Le Comité MFGA s’occupera notamment de publier des rapports sur l’avancée du projet de loi.

 

Elias Jonasson

 

Sources:

1.https://twitter.com/realDonaldTrump/status/813500123053490176
2. https://www.isidewith.com/candidate-guide/donald-trump/foreign-policy/united-nations
3.https://twitter.com/realdonaldtrump/status/812390964740427776
4. http://www.telegraph.co.uk/news/2017/01/19/donald-trump-united-nations-fight-waiting-happen/
5. https://www.congress.gov/bill/115th-congress/house-bill/193
6. https://www.congress.gov/bill/115th-congress/house-bill/193/cosponsors
7. https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_House_of_Representatives
8. https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Senate
9. http://www.ontheissues.org/Governor/Mike_Pence_Foreign_Policy.htm
10. https://factly.in/united-nations-budget-contributions-by-member-countries/
11. http://www.foxnews.com/opinion/2015/06/16/america-pay-way-too-much-for-united-nations.html

Bernard Antony, histrion antiraciste d’extrême droite au service du système.

Voici 10 remarques sur un histrion antiraciste d’extrême droite et l’association bidon qu’il a créée. Plus une conclusion.

 

1. Bernard Antony, frénétique d’extrême droite, s’est déconsidéré par ses pitreries.

 

2. Bernard Antony, frénétique d’extrême droite, est mal placé pour donner des leçons de modération.

Bernard Antony est théocrate et violent. Il refuse la liberté, la république et la démocratie.

 

3. Bernard Antony bafouille des élucubrations calomnieuses pour relayer les attaques de la LICRA contre la vraie droite.

 

4. Bernard Antony s’aplatit devant la LICRA dans le vain espoir de passer pour un modéré.

 

5. Bernard Antony a fait de l’AGRIF, association antiraciste, un supplétif de la LICRA dans son action antifrançaise.

 

6. L’AGRIF cautionne par son existence même la législation scélérate qui détruit la France.

 

7. A quoi sert l’AGRIF ? A soumettre la vraie droite à la doxa antiraciste qui tue la France.

 

8. L’AGRIF est une escroquerie puisque l’antiracisme dont elle se réclame est une machine de guerre contre l’identité française.

 

9. A l’ère des attentats islamistes et du grand remplacement, la dénonciation du racisme est un crime de collaboration.

 

10. L’AGRIF perdant tous les procès, malgré le talent de son avocat, Antony la dissoudrait s’il n’œuvrait pour la LICRA et contre la France.

 

Conclusion. J’ai péché par naïveté au sujet de Bernard Antony. C’est un suppôt de la LICRA, donc un ennemi de la France.

 

Post-scriptum : le ridicule Bernard Antony est un hybride de Coluche et de Mussolini, le talent en moins.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

Les valeurs républicaines contre le cosmopolitisme, par Henry de Lesquen

Voici la vérité sur les valeurs républicaines. 10 illustrations, 3 compléments, une conclusion.

 

1. Ordre. Adolphe Thiers justifie la répression impitoyable de la Commune de Paris.

thiers

 

2. Patrie. Paul Bert proclame que l’on n’est pas républicain si l’on renie la patrie.

paulbert

 

3. Responsabilité. Waldeck-Rousseau demande que les récidivistes soient déportés.

transportation

 

4. Civilisation. Jules Ferry affirme la grandeur et la supériorité de notre civilisation.

ferry

 

5. Devoir. Paul Doumer condamne l’immoralité du cosmopolitisme.

Capture d’écran 2016-06-25 à 18.34.17

 

6. Héroïsme. Raymond Poincaré célèbre le courage de nos soldats, prêts à mourir pour la patrie.

poincaré

 

7. Ancêtres. Clemenceau rappelle aux Français qu’ils sont le produit d’une lignée.

clémenceau

 

8. Race. Herriot dénonce les dangers d’une immigration qui porte atteinte à la substance charnelle de notre peuple.

herrot

 

9. Sécurité. Dormoy s’alarme des dangers de l’immigration pour la sécurité des Français.

dormoy

 

10. Identité. De Gaulle rappelle cette évidence : la France est un pays de race blanche.

deg

 

C1. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 3. “Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. »

 

C2. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 17. “La propriété est un droit inviolable et sacré…”

 

C3. La Marseillaise : “Allons, enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé !… Qu’un sang impur abreuve nos sillons !”

 

Conclusion. Le cosmopolitisme est la négation des valeurs républicaines. Nous seuls, nationaux-libéraux, avons le droit de nous en réclamer.

 

cuujpeaxyaaibvt-jpg-large

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral (PNL)

Le bilan positif de la colonisation en Afrique

Le vrai bilan de la colonisation en Afrique

(Chapitre 7 de l’ouvrage du CDH l’Occident sans complexes)

Par Bernard Lugan

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25

Lorsque, à la fin du XIXe siècle, l’Europe entreprend la colonisation de l’Afrique noire, la situation de ce continent est catastrophique. En effet, à côté de quelques rares ensembles politiques préservés, la dominante est partout aux Afrique repliées, cloisonnées, isolées, dévastées et souvent condamnées.

Or, en quelques années, administrateurs, officiers et missionnaires apportent aux Africains la notion jusque-là inconnue de sécurité quotidienne. Médecins et infirmiers font reculer le paludisme, la tuberculose, la bilharziose, la maladie du sommeil, le trachome et les diverses parasitoses qui achevaient de tuer des millions de malheureux sous-alimentés. Outre les soins, les Africains mangent alors partout à leur faim et l’essor démographique devient considérable.

Pourtant, l’Europe a appris à avoir honte de cette œuvre humanitaire, tant les esprits ont été imprégnés par les slogans culpabilisateurs. Durant trente années au moins, l’idée sans cesse répétée, pour ne pas dire martelée, selon laquelle le Nord s’était enrichi en exploitant le Sud a acquis force de loi. Ceux qui font profession de fabriquer la culture « en kit » pour citoyen-robot de ce siècle finissant ont réussi à faire entrer dans les esprits le réflexe quasi-pavlovien associant l’actuelle et peu brillante situation du tiers monde à la captation de ses richesses par les nations coloniales.

Cependant, en prenant l’exemple de l’Afrique, je vais m’efforcer, dans l’immensité du sujet, de faire ressortir trois grands acquis de la colonisation.

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25

I. La colonisation a mis provisoirement fin aux affrontements ethniques

 

L’Afrique est une mosaïque de peuples et de langues. Par exemple, les seules langues bantu sont au nombre d’environ 450. L’émiettement culturel et politique fut donc la principale caractéristique de l’Afrique précoloniale.

Ainsi, au sud du Sahara, l’histoire du continent est celle des affrontements permanents entre ethnies, avec pour résultat la difficulté de constitution d’Etats par élargissement ou assimilation de plusieurs peuples. Certes, de nombreux empires se créèrent, mais ils furent généralement éphémères. Ne parvenant pas à survivre à leurs fondateurs, ils n’eurent aucun devenir, en raison des déterminismes ethniques bien trop pesants (1).

Cette réalité est largement antérieure à la découverte de l’Afrique. Or, le courant ethno-sociologique tiers-mondiste développe actuellement une argumentation en passe de constituer une nouvelle arme de culpabilisation. Si nous ne dénonçons pas cette manipulation, nous risquons de lire bientôt que le concept même d’ethnie est une invention européenne destinée à « abaisser » les peuples africains « au rang le plus bas dans la hiérarchie des sociétés humaines ». C’est le postulat des auteurs d’un ouvrage récent (2), puisque, selon eux, ce sont en définitive l’ethnologie et le colonialisme qui, méconnaissant et niant l’histoire, pressés de classer et de nommer, ont fixé les étiquettes ethniques. Ces affirmations visent en réalité un seul but, celui de créer une nouvelle culture historique africaine établie sur l’axiome selon lequel les divisions de l’Afrique sont l’héritage de la colonisation. Ainsi, tous les malheurs de l’Afrique procéderaient de l’Europe.

Avec l’exemple sud-africain, nous disposons d’une excellente arme de contre-attaque. Ici, la colonisation blanche met un terme au génocide inter-africain organisé par les Zulu et les Matabele. Comme cette réalité qu’ils occultent dérange les culpabilisateurs, nous avons une bonne raison de nous y attarder.

A la fin du XVIIIe siècle, les Zulu ne sont qu’une petite tribu forte d’un millier d’individus vivant sur un territoire d’environ 20km². Sous le commandement de Shaka, qui sera assassiné en 1828, ils développèrent une extraordinaire volonté de puissance qui eut pour résultat la dévastation de la plus grande partie de l’Afrique australe occupée par les Noirs.

Les débuts de l’expansion zulu furent pourtant modestes.

Cinq à six cents guerriers attaquent leurs voisins et les massacrent impitoyablement, les rescapés, pris de panique, se précipitent sur les territoires limitrophes et, eux-mêmes devenus envahisseurs, répandent de proche en proche la terreur et dépossèdent de leurs terres les populations qu’ils rencontrent.

Ce rapide mouvement est favorisé par la dissociation politique et le tribalisme qui ne permettent pas de résister à la tourmente.

Offrant à ses guerriers des victoires successives et une abondante moisson de captives et de bétail, Shaka jouit d’un prestige immense et son pouvoir est sans limite. Ceux qui lui font ombrage ou qui sont susceptibles de le menacer sont éliminés.

Toutefois, du vivant de Shaka, les chefs de clans se lancent, pour leur propre compte, dans des conquêtes et contribuent ainsi à élargir le champ géographique des dévastations, qui seront sensibles à plusieurs milliers de kilomètres au Nord, jusque dans les régions des lacs Victoria et Tanganyika.

Par ailleurs, Mzilikazi, le chef matabele, ajoute, aux massacres, la politique de la « terre brûlée », qui réduit à la famine et donc élimine les survivants des tueries. Ses principales victimes sont les Sotho qu’il disperse ; puis, durant une dizaine d’années, il se heurtera aux Griqua.

En 1834, Zwendengaba, un autre chef, détruit le royaume de Zimbabwe, puis il poursuit sa longue marche vers le Nord. Il meurt en 1845 au terme d’un déplacement de 3000 kilomètres et son clan se disperse sans avoir fondé d’Etat.

L’actuelle occupation de l’espace par les populations noires d’Afrique du Sud résulte directement de ces dévastations provoquées dans toute la partie australe du continent antérieurement à l’arrivée des Blancs.

Quand vinrent les temps de panser les blessures, rares étaient les peuples vivant encore sur les territoires qui avaient été les leurs avant 1800.

Les dégâts causés par cet immense bouleversement furent incalculables. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y trouvèrent la mort. Certains auteurs parlent de un, voire de deux millions de victimes. Il est cependant scientifiquement impossible de proposer une évaluation précise et sérieuse, car du massif du Drakensberg jusqu’au lac Tanganyika, de nombreux groupements, peuples ou villages furent rayés de la carte, dans un processus qui, de proche en proche, engloba l’Afrique australe et centrale dans un immense mouvement centrifuge broyant les plus faibles.

Tout le plateau central sud-africain fut peu à peu vidé de sa population, qui abandonna villages, récoltes et réserves alimentaires. La famine qui en résulta fut terrible.

Engagés dans le « Grand Trek », à partir de 1835, les Voortrekkers (3) mettent un terme aux dévastations en repoussant les Matabele et en écrasant les Zulu, qui sont désormais contenus. Ici, comme dans la plus grande partie de l’Afrique, les haines, les antagonismes tribaux sont mis en sommeil par la seule présence des Blancs.

Ces derniers imposèrent des divisions administratives souvent artificielles, mais qui eurent le mérite d’établir la paix. D’ailleurs, aujourd’hui, combien d’Etats africains totalement artificiels ne survivent qu’à l’abri de ces limites qu’ils doivent aux colonisateurs ?

 

Capture d’écran 2016-03-15 à 18.08.02

 

II. La colonisation a délivré les Africains de l’esclavagisme musulman

 

De la boucle du Niger à la Mer Rouge et du Soudan au Mozambique, les musulmans esclavagistes s’employaient à vider l’Afrique de ses habitants quand la colonisation y mit un terme. Ne perdons jamais de vue – contrairement à ce que veulent faire croire les culpabilisateurs – que l’Europe n’a pas eu l’initiative de la traite des noirs, puisque, du VIIIe au XXe siècle, les Arabes n’ont cessé de la pratiquer. Si durant trois siècles, les Européens transplantèrent environ 8 millions d’hommes d’Afrique en Amérique, en 12 siècles, les Musulmans en puisèrent environs 15 millions dans le véritable vivier humain qu’était pour eux l’Afrique noire (4).

L’abolition n’a pas concerné les Arabes. Depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes, organisées militairement, dévastent des régions entières. En Afrique orientale, les Yao ou les Nyamwezi sont les auxiliaires locaux des traitants. Le royaume du Benganda (l’actuel Uganda) les accueille avec empressement. Des métis arabo-africains se taillent de vastes empires, tel le célèbre Tippotip dans le bassin du fleuve Congo (5).

Au XXe siècle, au centre comme à l’est de l’Afrique, les réseaux esclavagistes musulmans sont en pleine extension.

En 1822, entre le lac Tchad et Tripoli, les explorateurs anglais Clapperton et Dunham trouvent quotidiennement de 60 à 90 squelettes enchaînés et ce, durant cinq jours.

En 1895, des milliers de captifs sont razziés par les musulmans dans l’est du Tchad. En 1896, ces derniers sont repoussés par les troupes françaises et ils abandonnent des centaines de liens destinés à enchaîner leurs futurs captifs. L’Est de l’actuelle RCA est dépeuplé par les tribus venues de Lybie et commandées par Snoussou. La traite ne prendra fin qu’en 1911 quand le chef esclavagiste sera tué par les troupes françaises.

En 1890, il y a encore 78 marchands d’esclaves au Caire et 73 à Alexandrie, qui reçoivent des captifs clandestinement, puisque la traite est officiellement interdite. En Afrique orientale, les musulmans de Zanzibar sont les organisateurs d’un vaste trafic dont ils tirent d’énormes bénéfices.

Les descriptions laissées par tous les voyageurs, qu’il s’agisse de Burton, de Cameron, de Livingstone ou de Stanley sont terrifiantes. Les horreurs se suivent de page en page. Je vous renvoie aux textes.

Une fois encore, l’Europe intervient et il faudra un demi-siècle d’efforts aux pères du saint-Esprit, aux pères blancs, aux pasteurs de la Church Missionary Society pour combattre les esclavagistes sur leur propre terrain. Mais leurs efforts seraient demeurés vains sans l’implantation militaire de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France, du Portugal et de la Belgique.

 

III. Les pays du Nord ne se sont pas enrichis en exploitant le Sud

 

L’idéologie tiers-mondiste repose notamment sur l’idée de la culpabilité d’un Occident qui se serait enrichi aux dépens des peuples colonisés.

Depuis un quart de siècle, il est de bon ton de considérer cette affirmation (6) comme une démonstration.

Et pourtant, parmi les pays du Nord, les plus riches ne sont ni l’Espagne, ni le Portugal, ni la France, ni la Grande-Bretagne, qui furent les principales puissances impériales, mais la Suisse, la Suède, l’Allemagne, les États-Unis et le Japon. Quant à l’Ethiopie, le pays africain dont la situation actuelle est la plus dramatique, elle est la seule à n’avoir jamais été réellement colonisée. La colonisation n’est donc apparemment pas plus à l’origine de la puissance industrielle de l’Occident qu’elle n’est la cause du sous-développement de l’Afrique.

Le cas français étudié par Jacques Marseille (7) constitue la seule analyse scientifique de la question. Ses conclusions permettent d’affirmer que, depuis 1930 environ, l’empire entravait plus qu’il ne stimulait la croissance économique de la France et que la décolonisation fut un délestage voulu par une certaine fraction du patronat français pour stimuler la croissance de ses activités. Pourquoi un tel « délestage » ?

Pour faire bénéficier l’industrie française de capitaux investis, jusque là, soit en pure perte, soit sans réelle contrepartie économique, dans des territoires où nous nous étions volontairement crées des obligations morales, de véritables « contraintes de souveraineté » ! Ces dernières engendrent des dépenses militaires, scolaires, sanitaires, administratives ainsi que de coûteux investissements dans le domaine des transports : ponts, voies ferrées, routes par exemple. Dès 1956, cette réalité faisait écrire à Raymond Cartier que la situation de la Hollande serait économiquement moins brillante « si au lieu d’assécher son Zuiderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo ».

Quant à Jacques Marseille, il distingue dans l’économie française deux secteurs principaux. Le premier, hautement compétitif, rassemblait les industries « motrices » de la croissance (métallurgie, sidérurgie). Orientées vers les exportations hors du cadre impérial, celles-ci ne trouvaient que peu d’intérêt à l’étroit débouché colonial.

Il n’en fut pas de même pour les secteurs économiques en déclin ou en crise (huileries, industries sucrières ou textiles), survivant à l’abri du protectionnisme colonial et des subventions de l’Etat.

Pour l’auteur, « à l’industrie déclinante, débouché colonial privilégié ».

En freinant le déclin de certains secteurs industriels, on peut se demander, écrit Jacques Marseille, « si l’empire n’a pas, du fait même, contribué à ralentir la reconversion de la structure des exportations par rapport à celle des autres pays européens ».

L’existence du débouché colonial protégé a pu ainsi achever d’interdire toute évolution vers la compétitivité aux secteurs industriels français en crise. En 1914, 46 sociétés coloniales avaient réalisé 116,8 millions de francs (1914) de bénéfices. En 1958, elles furent 132 à réaliser seulement 105,3 millions de francs (constants 1914). Cela s’explique.

Les produits importés de l’empire n’étaient pas rares (à l’exception des phosphates du Maroc) et ils étaient payés largement au-dessus des cours mondiaux. Quelques exemples le démontreront :

 

  • En 1958, 22% de toutes les importations coloniales en métropole étaient constituées par le vin algérien, dont le litre était payé 35 francs, alors que, à qualité égale, le vin grec, espagnol ou portugais ne valait que 19 ou 20 francs.
  • Quand le caoutchouc indochinois était payé 5 francs le kilo, le cours mondial était de 2,50 francs.
  • Le cacao de Côte-d’Ivoire était payé 220 francs les 100 kilos, lorsque le cours mondial était de 180 francs les 100 kilos
  • Le sucre des Antilles était payé 2,20 francs le kilo ; alors que le cours mondial était de 50 centimes.
  • Idem pour les arachides du Sénégal, etc.

 

Mais il y a plus important encore. Non seulement les productions coloniales coûtent très cher à l’économie française, puisqu’elles sont achetées largement au-dessus de leur cours mondial, mais encore, en entrant en concurrence directe avec des productions métropolitaines, elles contribuent à ruiner des secteurs entiers de l’économie française. Ainsi, dès 1933, l’Institut colonial de Marseille cite-t-il les exemples du vin, des céréales, des primeurs d’AFN, du riz d’Indochine, du sucre et de l’alcool des Antilles, etc.

Jacques Marseille écrit d’ailleurs que, jusqu’à la fin de la période coloniale, les importations de matières premières en provenance de l’empire seront toujours négociées à des prix supérieurs aux cours mondiaux. On peut donc dire que, dans le cas des pays colonisés par la France, la dégradation des termes de l’échange n’est pas un héritage de la colonisation (8).

Après la décolonisation, dégagée des subventions indirectes et allégée des secteurs moribonds, l’économie française a pu se lancer dans la bataille de la compétitivité. Enfin, les transfusions de capitaux publics ont pu dès lors bénéficier à quelques grands programmes nationaux (nucléaire, auto-routes, etc.)

 

Conclusion

 

La colonisation fut une parenthèse brève mais positive – et pourquoi pas heureuse ? – pour les populations d’Afrique : le gendarme assurait la paix ; le médecin soignait les corps ; l’instituteur transmettait son savoir ; le colon fournissait du travail ; le juge protégeait de l’arbitraire ; l’administrateur ne laissait pas les disettes saisonnières se transformer en famines. Quant aux agronomes, ils ne cessaient d’encourager les paysans à utiliser le mil et le sorgho à des élevages de volailles ou de porcs et non plus à la fabrication de boissons alcoolisées. Ils luttaient contre les feux de brousse qui détruisaient chaque années deux tiers des réserves fourragères de la saison sèche. Ils ne cessaient de mettre les populations en garde contre l’abattage systématique des arbres. Les projets visant à combattre l’avancée du désert par l’établissement de coupe-vent étaient nombreux, mais ils ne purent pratiquement jamais être concrétisés en raison du refus de collaboration des peuples pasteurs.

 

3155043576_1_10_E9WzxvUw

 

Certains penseront peut-être que ce tableau est trop résolument favorable à la colonisation. Qu’ils lui opposent alors la situation qui prévaut actuellement dans des pays comme l’Ethiopie, l’Angola, le Mozambique, le Zimbabwe, l’Uganda, l Tanzanie, le Nigéria, le Ghana, le Tchad, Madagascar, etc., où famines, épidémies, massacres inter-ethniques, gabegie, concussion, arbitraire sont le lot quotidien des malheureuses populations.

 

 

(1) Les cas des royaumes islamisés de l’Ouest africain, de l’Ethiopie, du Rwanda, du Burundi, du Buganda, etc., constituent autant d’exceptions qui ont été longuement étudiées.

(2) Au Cœur de l’Ethnie. Ethnies, Brimalisme et Etat en Afrique, sous la direction de J.L. Ensellé et Elikia M’Bokolo, La Découverte, 1985.

(3) Les « pionniers de l’avant », nom donné aux Afrikaners engagés dans les grandes migrations qui aboutirent à la constitution des républiques boers du Transvaal et de l’Orangia.

(4) Les traites négrières en Afrique par François Renault et Serge Daget, Karthala, 1985.

(5) François Bontinck, L’Autobiographie de Hamed ben Mohammed Tippotip, Académie royale des sciences d’Outre-mer, Bruxelles, 1974.

(6) Elle fut popularisée par Frantz Fanan dans Les Damnés de la terre, Maspero, 1961.

(7) Empire colonial et capitalisme français, par Jacques Marseille, Albin Michel, 1985.

(8) Jacques Marseille « l’Héritage colonial français : au-delà des légendes », page 26, dans Le Tiers Monde en question, sous la direction de Rony Brauman, Olivier Orban, 1986.

 

Lectures complémentaires : 

Pour en finir avec le sophisme du pillage de l’Afrique

Rétablir la vérité sur l’esclavage, par Henry de Lesquen

« Entrées précédentes